lundi 28 septembre 2015

Jolie conversation entre amis

Bonsoir à vous,

Je fais rarement cela reproduire une conversation privée dans un blogue public, mais son contenu est tellement bon que je le fais avec le soin de masquer ce qui est de nature personnelle et ce qui est hors contexte. Le texte reproduit l'essence de notre conversation avec les ajustements nécessaires.
Merci à cette amie pour son autorisation.

- Bonsoir Sylvain! J'ai une question pour toi... y aura-t-il encore d'autres questions?
- Oui
- Est-ce que les réponses que tu as reçues à tes questions existentielles ont été éclairantes?
- Oui les réponses sont intéressantes par la diversité et le mélange d'idées qu'elles suscitent
- Surpris des réponses? Moi, je les ai trouvé plutôt intéressantes...
- Non pas surpris, les gens expriment leurs conceptions, mais ma réflexion sur ces questions date de 20 ans alors j'ai un peu fouillé le sujet, mettons! En effet c'est intéressant!
- Ok... Alors... amour, bonheur richesse ou santé?
- Ce sont 4 piliers d'une vie, si je coupe une patte à ta chaise, tu risques de tomber, non?
- En effet... mais en tant qu'être humain, il y en a forcément un sur lequel tu accordes plus d'importance.
- La clé c'est l'équilibre
- Bien d'accord.
- Dans tout ça, aucune n'est mauvaise, tout est question de point de départ et de point visé d'arrivée.
- Et d'interprétation personnelle sur ce que devrait être chacune. Tu vois... à ta première question, je réponds le bonheur qui pour moi est primordial... mais je ne le vois pas comme un état de perfection ou d'euphorie... bien que ça puisse en faire partie. Tu vois... ce soir... c'est une parcelle de bonheur de pouvoir partager quelques lignes de conversation avec quelqu'un, en ça... je trouve la richesse d'avoir un ami
- La joie de partager ensemble= bonheur; la richesse sociale de notre amitié enrichie= richesse; l'amour fraternel qui nous lie = amour; et la santé mentale dans l'expression positive de nos valeurs= santé.
- Je n'aurais pu mieux le dire!
- Quand on y pense en profondeur tout se rejoint quelque part
- Oui...et là je vais te dire que si tu vois la vie de façon positive, c'est certain que tout se rejoint. Par contre, je regarde un ami qui a une vision beaucoup plus sombre de la vie que moi.... et je te dirais que pour lui, l'équation que tu viens de faire serait bien différente. Cet ami est quelqu'un qui se définit uniquement par son travail... hors du travail point de salut.... je crois personnellement que ses bases de vie sont faussées.
- Pour lui tout est de la m... alors pour lui, tout se rejoint aussi.
- Alors, la quête du bonheur est inutile puisque le bonheur n'existe pas vraiment ou seulement dans de brefs moments, c'est triste. Mais oui... tout se rejoint, mais dans des espaces bien différents
- Un plaisir est de courte durée, alors que la joie est un état permanent.
- Oui, mais si tu n'entretiens pas ta vision positive de la vie, le négativisme de la société moderne vient t'agresser très rapidement et tu peux sombrer dedans sans même t'en rendre compte. Fais juste écouter les conversations des gens dans un resto... on y parle de maladie, du décès de quelqu'un, de l'accident ou du hold-up... parfois, on parle des enfants... ça, ça fait sourire un peu... mais mis à part ça, c'est pas toujours rose les conversations.
- Il faut changer de restaurant et vite. :)
- Rarement est-ce que tu entends quelqu'un dire qu'il aime vraiment ce qu'il fait, qu'il a hâte au lendemain.
- Se tenir avec des gens positifs ou différents.
- Bien d'accord... c'est pour ça que je vais au resto avec mes enfants... on a un plaisir fou! Généralement, on se fait regarder de travers, mais "who cares!"
- Les belles choses aident au positivisme de la vie, les arts visuels, musicaux, etc.
- Devine pourquoi je fais de la peinture...
- Eh, je ne le sais pas... cela t'apporte aussi de l'énergie
- La réponse est simple... parce que ça me plait!
- Comme moi de chanter.
- Eh oui, ça me permet de me recentrer sur moi et sur ce qui est important à mon équilibre!
- Et à ton bien-être!
- Ça me permet de voir le monde avec un oeil différent, celui qui cherche le beau dans les ordures.... si tu vois ce que je veux dire.
- En fait, cela te permet de voir le beau partout où il se trouve, tu ne fais que t'en rapprocher.
- Bingo!
- Et cela connecte également avec le beau qui se trouve en toi on appelle cela la connexion divine.
- Probablement...

dimanche 27 septembre 2015

La prospection

Bonjour à la merveilleuse personne que vous êtes,

Je suis fasciné par tous ces gens qui enseignent des techniques selon leur expérience et qui sont parfois plutôt limites voire incomplètes. Je me suis dit: il est temps de partager mon expérience qui pourrait faire une différence pour certaines personnes qui ont à cœur d'apprendre et surtout de mettre en pratique s'ils veulent des résultats. Car la théorie sans mise en application n'est que du vent.

Ainsi vous trouverez une série d'enseignements visant à développer des habiletés dans la plupart des domaines d’activités professionnelles qui requiert des relations harmonieuses avec les gens.

Il y a quelques années, j'ai suivi une formation intensive en lancement d'entreprise dans laquelle se trouvaient plusieurs aspects favorisant la réussite, dont la prospection.

La prospection se définit selon les dictionnaires comme:
  1. Exploration méthodique d'un lieu pour y trouver quelqu'un ou quelque chose;
  2. Recherche systématique de clientèle éventuelle pour développer un nouveau marché.
L'exploration méthodique

Dans un premier temps, développons la notion d'exploration méthodique. Il s'agit de mettre en place une méthode de prospection et de l'appliquer avec rigueur et discipline.

Cette approche repose sur plusieurs clés indispensables que nous allons explorer ensemble:
  1. Se demander pourquoi prospecter
    Avant de savoir comment, il est impératif de savoir la raison pour laquelle vous devez ou voulez le faire. Quelles sont vos motivations. Qu’est-ce qui vous poussera à l’action?

    Est-ce simplement faire de l’argent? C’est bien correct, mais cela ne durera pas longtemps. Votre pourquoi doit être plus grand que simplement un montant d’argent!

    Est-ce simplement pour faire croître votre entreprise? D’accord, mais pour quelle raison développer votre entreprise? Pour quelle mission? Pour quelle cause?

    Si votre motivation vous fait bondir hors du lit le matin avant que le cadran ne sonne, alors vous avez un véritable pourquoi qui vous donnera les forces nécessaires pour faire face et surmonter tous les obstacles de la journée, quel qu’ils soient.

    Si vous êtes en mission, aucune personne ni aucun revers ne vous arrêteront ni le beau-frère qui connaît ça ni la belle-sœur qui rit de vous. Vous serez invincible devant les sarcasmes des ignorants de votre entourage, et il y en a beaucoup.
     
  2. Définir quel genre de personnes à prospecter
    Toutes les démarches seront plus fructueuses et vous sauveront du temps et de l’énergie. Vos résultats auront de meilleures chances de succès.

    Si votre produit ou votre service s’adresse à des ainées, devriez-vous l’offrir à des jeunes? S’il est pour des hommes, irez-vous vers une clientèle féminine?

    En vente, on parle de «marché cible». Au tir à l’arc, si vous visez le centre de la cible, vous avez plus de chance de l’atteindre que si vous tirez n’importe où! Il y a aussi une économie de temps et d’énergies pour de meilleurs résultats, donc de l’efficience*.
     
  3. Segmenter son marché
    Si vos produits ou services touchent une vaste gamme de gens, il serait judicieux de segmenter votre marché. Faire des catégories de produits pour différentes clientèles, avoir des territoires spécifiques, offrir des approches saisonnières, etc.

    Par exemple, si vous recherchez des bâtisseurs (développeurs ou distributeurs)  et des clients pour votre entreprise, il serait utile de préparer deux stratégies de prospections différentes avec deux approches adaptées à chacune d’elles.
     
  4. Définir le temps propice
    Trouver le meilleur moment pour prospecter, est-ce tôt le matin? Tard le soir? En semaine? La fin de semaine? Est-ce en tout temps?

    Un peut simpliste me direz-vous, j’en conviens, cependant j’éveille à votre attention que la prospection n’est jamais limitée dans le temps, quand l’occasion se présente. Tel un radar qui détecte un candidat potentiel intéressant en tout temps lorsqu’il se présente.

    Un outil fabuleux pour prospecter est un agenda dans lequel vous bloquez une ou des plages de 2 heures aux moments qui vous semblent les plus propices pour exclusivement prospecter et ne rien faire d’autre. Se concentrer sur cette tâche ultime sans laquelle aucune entreprise ne croîtra est souvent ce qui fait la différence dans bien des cas.
     
  5. Tenir la bonne approche
    Voilà la pierre d’achoppement de bien des gens. Si toutes les étapes précédentes sont respectées (les bonnes gens, dans le bon segment, au bon moment), il reste à peaufiner l’approche pour qu’elle soit adéquate, attrayante et qu’elle donne le goût aux gens de vous dire oui à en savoir plus.

    C’est un art subtil de la communication verbale et non verbale. Comme à la chasse, le bon appât et la bonne technique pour attirer le bon gibier. Ici, c’est d’offrir une opportunité de faire affaire avec vous, votre produit, votre service ou votre entreprise. C’est essentiellement une relation de confiance qui se bâtit.
     
  6. Avoir de la posture
    Les gens achètent toujours votre personne avant votre offre.
    Ce que vous êtes parle si fort qu’ils n’entendent pas ce que vous dites.
    Soyez le meilleur ambassadeur de votre offre.
    Soyez toujours à la hauteur de votre réclame.

    Imaginez un général d’armée qui veut que ses troupes se déplacent dans telle direction pour effectuer une tâche. Quelle attitude devrait-il avoir? Supplier ses troupes? Les menacer? Leur faire du chantage?

    Ou plutôt leur donner une raison logique de le faire avec un message clair et net? Nous devons faire de même. Les gens vous suivront, si vous savez où vous allez et pourquoi vous y allez!

    Une des clés fondamentales pour développer votre posture est d’être vrai. Les gens achètent la sincérité bien plus que l’exagération. L’approche de curiosité est toujours valable, mais le contenu doit être véridique.
     
  7. L’art de poser des questions
    Plusieurs techniques existent pour prospecter, mais la meilleure demeure celle de poser des questions, mais pas n’importe lesquelles. Des questions qui ouvrent des possibilités, et non celles qui en ferment. Cela semble évident, dit comme ça, mais parfois je vois des gens se tirer dans le pied dès le départ.

    La serveuse au restaurant qui vous demande : allez-vous prendre un bon dessert avec un café? A-t-elle plus de chance que celle qui dit: ce sera tout? Vous voyez la différence?
La recherche systématique

Quant à elle, la recherche systématique fait référence à la répétition constante et de manière organisée d’un système bien précis.

Tel un professionnel de tennis qui tous les jours frappe des balles juste pour garder la forme. La pratique, la pratique et la pratique sont les trois clés de l’amélioration qui mène au succès.

Il existe 4 approches différentes pour prospecter efficacement. Voudriez-vous les connaître? Je me doute un peu de votre réponse, puisque j’ai piqué votre curiosité, attiré votre attention et suscité votre intérêt en seulement 4 mots bien placés. Voudriez-vous les connaître?

Voici le cœur de cette approche que je vais décortiquer pour vous montrer toute la subtilité de la puissance de cette méthode.
  1. D’abord, je parle d’un sujet qui vous intéresse.
  2. Ensuite, je vous informe qu’il existe une solution qui répond à votre besoin.
  3. Puis, je vous demande si vous voudriez en savoir plus. Ce qui éveille votre désir.
  4. Enfin, je vous fixe un rendez-vous pour satisfaire votre besoin et aller plus loin.
Prenons un exemple: vous voulez offrir des lunettes qui améliorent la vue la nuit. Vous commencerez donc par parler avec les gens pour savoir s’ils ont ce genre de difficulté, même si votre lunette est merveilleuse, si la personne est aveugle, vous perdez votre temps et pire, le sien! Donc parler de ce qui intéresse les gens est la première approche. Tout le reste est vain.

Parlez de ce que les gens aiment et pour découvrir ce qu’ils aiment, posez des questions! Comment allez-vous savoir ce que les gens désirent si vous ne leur demandez pas? Vous risquez de commettre une belle bourde en ne sachant pas ce que les gens veulent. Par contre quand vous savez ce que les gens veulent, il vous sera facile de les approcher de la bonne façon. C’est la deuxième approche.

Rendez-leur le choix facile, que ça vienne d’eux afin qu’ils ne se sentent pas forcés. Par exemple: Si je connaissais une solution au problème que vous m’avez soulevé, aimeriez-vous la connaître? C’est la troisième approche.

Prolonger le processus en fixant une rencontre dans les conditions idéales pour offrir adéquatement votre solution à son besoin exprimé et que vous connaissez. Le processus s’arrête lorsqu’il n’y a plus de suite à donner à une approche. Tant qu’une entente d’avoir un suivi, une relance à telle date existe, le processus est toujours vivant. C’est la quatrième approche.
Des approches différentes pour différents marchés.

Je reprends ici en substance les propos d’Eric Worre qui est un des plus grands formateurs en marketing relationnel au monde. J’inclus les techniques de prospection de Tom Hopkins qui est un maître dans la vente et l’immobilier aux États-Unis.
  1. Vos proches
    Cette approche se base essentiellement sur la confiance que vos proches ont envers vous. Certains seront vos pires testeurs (jokers), mais ils seront fort utiles dans le développement de votre persistance et de votre détermination. Vous saurez ainsi si votre feu est de paille qu’une moindre brise va éteindre ou si vous êtes un brasier qui sera attisé par le souffle du vent de l’adversité et du ridicule.
     
  2. Vos contacts
    Ce sont des connaissances, soit au travail ou dans vos loisirs ou activités sociales. Des gens que vous avez vus plus d’une fois ce dernier mois. Ces gens peuvent être ouverts à vous parler d’eux pourvu que vous leur posiez les bonnes questions, selon la méthode F.O.R.M. en ayant l’intelligence d’adapter vos questions à ce que vous savez déjà d’eux.
     
    1. F pour famille, posez des questions pour connaître votre contact, sa famille, ses enfants, son enfance tant qu’à y être, ses frères et sœurs. Cela créera un climat de confiance très positif.
    2. O pour occupation, son travail ou ses occupations pour gagner de l’argent, qu’est-ce qu’il aime dans ces occupations? Qu’est-ce qu’il aime moins? Cela vous en dira beaucoup sur ses motivations profondes.
    3. R pour récréation, les loisirs qu’il affectionne, ce qu’il aime faire de ses temps libres. Vous saurez ainsi ses disponibilités avant même de prendre rendez-vous.
    4. M pour message, à la fin de la conversation si vous avez suffisamment de raisons valables qui correspondent à ses besoins pour l’inviter alors passer votre message selon la troisième approche ci-dessus. Si vous n’avez pas suffisamment de motifs, refaites les F.O.R. avant de passer votre message, sinon ce sera peine et temps perdu. Vaut mieux patienter et bien faire les choses que de bousculer et de tout faire foirer!
       
  3. Vos références
    Ce sont des gens qui ont été référés par des contacts ou des connaissances qui vous ont demandé de les appeler alors faites-le!

    En disant simplement : Bonjour M. Untel c’est Monique X qui m’a demandé de vous appeler parce qu’elle voyait en vous une personne qui pourrait être intéressé par … et là soyez créatif sur le message qui devrait être assez direct tout en étant ouvert. Puis posez des questions F.O.R.M comme décrites plus haut, mais allant du plus général au plus spécifique selon la qualité du lien que vous aurez établi avec la personne.
     
  4. Votre marché froid
    Ce sont des gens que vous rencontrez pour une première fois. Donc l’approche est quelque peu différente. Vous y allez simplement et directement avec quelques clés qui fonctionnent toujours bien.
     
    1. Au téléphone
      Un appel comme un rendez-vous, ça se prépare dans les moindres détails, sachez à qui vous allez parler, ce que vous allez lui dire et ce que vous allez lui demander. Préparez vos phrases pour qu’elles soient naturelles, pratiquez-vous devant un miroir.
      1. Identifiez-vous clairement
      2. Donnez le but de votre appel
      3. Donnez-lui une qualité que vous admirez chez lui
      4. Demandez-lui une faveur d’évaluer votre offre
      5. Demandez-lui un peu de son temps, soyez clair et direct.
      6. Remerciez-le en confirmant le rendez-vous et raccrochez.
         
    2. En personne
      Exemple dans un centre d’achat, allez au feeling vers les personnes qui ont les yeux éveillés, un sourire dans le visage, à moins que vous n’offriez des soins palliatifs. Le contact doit être simple et courtois, bien dosé et agréable. Une bonne entrée en matière est de poser la question : est-ce que vous êtes du coin? Puis enchainer sur la réponse. Donner une raison à la personne de poursuivre la conversation avec vous. Soyez intéressé à la personne pour être intéressant.
Un livre des années 80 intitulé «Contact» disait que la qualité du contact se détermine en 4 minutes ou moins. Vous avez 4 minutes pour faire bonne impression. Si vous vous intéressez à quelque chose qui passionne votre interlocuteur, il sera ouvert à poursuivre la conversation.

Vous comprenez sans doute que les différentes approches vont du plus simple au plus complexe. Cependant, vous serez surpris de constater que la facilité est parfois avec des étrangers qui n’ont pas d’idées préconçues ni de prises sur nous émotivement. Si un étranger vous dit NON, cela va-t-il changer votre vie?

Alors, amusez-vous à expérimenter vos approches et découvrez votre potentiel merveilleux qui sommeille en vous.


*Efficience : principe de travail ou de production qui consiste à accomplir le plus possible dans le plus court temps possible avec le moins d’effort possible, le mieux possible et le meilleur marché possible.

dimanche 31 août 2014

Éloge aux enseignants

Bonjour ami lecteur,

Je me suis réveillé ce matin avec une drôle de commande céleste. Celle de faire l'éloge de différentes professions qui enrichissent notre vie et qui ont fait la différence, sans que parfois nous y prêtions attention, tellement nous tenons pour acquis qu'elle soit là.

Je commencerai par la noble profession d'enseignant. J'ai beaucoup de gratitude pour cette profession, trop souvent critiquée et rabaissée par des gens qui en connaissent très peu sur le sujet et sur son rôle fondamental dans une société qui se réclame évoluée.

Que seraient nos enfants sans nos enseignants? Et que serions-nous sans l'influence marquante de tous nos enseignants? Certes, l'influence était parfois variable d'un à l'autre, mais elle était là quand même.

Les enseignants sont les personnes, après nos parents, qui ont eu la plus grande influence sur notre vie et sur l'édification de notre estime de soi. Penser que ce n'est que de la transmission de savoir est bien trop réducteur et profondément injuste et limité envers le rôle crucial qu'ils jouent envers tous les élèves qui passent dans leur classe.

Faites cet exercice de mémoire et rappelez-vous comment un enseignant ou une enseignante vous a marqué par sa candeur, sa patience, sa générosité, sa créativité, son gros bon sens et tout le reste.

Je me souviens de mes enseignantes au primaire : Marie Thémens, Pierrette Dubois, Huguette St-Vincent, Madame Cossette, Marcelle Locas, Diane Reid, Madame Cadorette. Chacune d'entre elles m'a apporté tant de belles valeurs que je les remercie encore aujourd'hui en pensée.

Puis au secondaire, il y a eu une profusion d'enseignants qu'il serait injuste d'en oublier un ou une. Encore là, les riches enseignements de vie qu'ils me procurèrent me servent encore dans mon quotidien.

Les enseignants forment les humains qui nous serviront demain dans une multitude de métiers et de professions auxquels nous ne pensons pas toujours. Certains deviendront politiciens et même ministres. Il faut avoir de l'humilité et reconnaitre le savoir, l'expertise et la maîtrise des enseignants et cesser de leur imposer des visions réductrices pour faire leur travail avec brio. Si les politiciens écoutaient avec toutes leurs oreilles, celles de la tête et celles du cœur, ils comprendraient bien différemment.

Merci à vous, les enseignantes et enseignants du Québec, je vous lève mon chapeau encore une fois!


vendredi 11 avril 2014

Lettre aux souverainistes

Bonjour ami souverainiste,

Que s'est-il passé?

Plusieurs se le demandent encore, et avec raison, tellement le choc a été violent. Les espoirs furent tellement grands que plus amère a été la déception, allant de la colère au désespoir qui frise le dégoût pour certains. Bref, toute une panoplie d'émotions qui sont le signe de notre capacité de vouloir et d'espérer du mieux pour notre peuple.

Notre peuple nous a-t-il lâchés ou abandonnés? Est-ce la fin du rêve souverainiste? Pourtant tout le discours du Parti Québécois était à l'effet que ce n'était pas l'objet de la campagne électorale.

De son côté, le Québec Liberal Party était d'un autre avis et en fin stratège qu'il fut (qu'on aime ça ou non) en a fait son principal cheval de bataille et il a gagné. Il a fait de ce thème référendaire la pierre d'achoppement sur laquelle se son cassé les dents de tous les péquistes.

Le Parti Québécois doit faire courageusement son mea culpa sur la faiblesse de son discours souverainiste et sur la mollesse de son leadership en la matière.

Le rôle des médias.

Il était évident (sauf pour les naïfs utopiques) que les médias largement pour ne pas dire totalement contrôlés par les fédéralistes allaient se servir de cette faiblesse du discours du Parti Québécois, pour gruger des cellules dans l'inconscient collectif en faisant miroiter la peur de la séparation. Même recette, même résultat. Comme ça fonctionne, pourquoi s'en seraient-ils privés?

Nous pourrions dénoncer tous les manquements d'éthique professionnelle de plusieurs journalistes, chroniqueurs ou analystes, mais un fait demeure, ils ont été aussi pourris que nous l'avons permis. Si un message clair avec la force nécessaire avait été envoyé lors d'un point de presse, cela aurait pu changer la donne, mais on l'attend encore.

La couverture médiatique des campagnes électorales est à revoir. Fini les autobus pour les dorloter, ils veulent nous suivre qu'il en fassent les frais. Les conférences de presse pourraient être bien mieux dirigées en contrôlant le message. Les questions tous azimuts qui sont hors sujet pourraient être reléguées aux attachés politiques en communication qui sont payés pour faire cela.

La souveraineté est telle morte?

La tristesse, la déception et le désespoir pour certains sont parfaitement légitimes, puisque nous sommes des humains blessés à la profondeur de notre conviction. Plus nous sommes convaincus de la nécessaire souveraineté, plus profonde est la blessure.

Les médias fédéralistes, faut-il le rappeler, tablent sur cet argument fallacieux pour tenter de nous affecter encore plus. Dans leur stratégie gagnante, après la peur de la séparation, ils sèment le doute dans notre esprit sur la mort imminente de la souveraineté.

Je leur dis à ces médias fédéralistes triomphalistes que c'est bien mal nous connaitre et que plus leur fabulation est grande, plus le ressac de la souveraineté engagée sera au rendez-vous.

Bien faire les choses prend du temps.

La précipitation est mauvaise conseillère, et les adversaires fédéralistes le savent bien et ils veulent nous pousser à agir selon leur agenda. D'ailleurs, n'est-ce pas grâce à cela qu'ils ont gagné les élections?

Reprenons les guides de notre destinée, avançons à notre rythme en faisant fi des pressions des adversaires qui voudraient bien nous voir tomber encore une fois pour le plaisir de la chose et allons de l'avant lentement mais sûrement.

Ma contribution

Je vais redevenir membre du Parti Québécois pour simplement appuyer le seul parti qui peut faire la différence pour le Québec et sa souveraineté. Je vous invite à faire de même pour prouver aux adversaires du Québec que la souveraineté n'est pas morte.

Je suis à élaborer un site web sur lequel sera colligée une énorme quantité de documents pouvant servir à faire la pédagogie de la nécessaire souveraineté et de ses bienfaits. Sous peu, je vous demanderai de contribuer avec des documents dans votre champ de compétence pour étayer les bienfaits de la souveraineté dans votre domaine.

Suite à cela, il y aura des forums thématiques partout au Québec pour promouvoir la souveraineté. Nous pourrons agir en collaboration avec ce qui se fait déjà de bien en ce domaine.

Je ne lance pas un mouvement, il y en a déjà beaucoup; ni un parti politique, il y en a déjà un, le Parti Québécois; je fais seulement œuvre de catalyseur pour rallumer la braise souverainiste que nous avons trop longtemps laissée se refroidir.

Gardons le contact

Pour que vous puissiez suivre les avancements de ce projet ambitieux et y apporter votre contribution selon votre bon vouloir et votre ambition de voir la souveraineté être réalité un jour grâce à votre aide. Vous pouvez m'envoyer un message indiquant votre nom complet et votre courriel à pourlasouverainete@gmail.com.

Au plaisir de travailler ensemble à la réalisation de cette cause qui doit se réaliser!




vendredi 21 mars 2014

Mon analyse du débat

Le débat des chefs du 20 mars, pour tenter d'influencer le résultat sur la campagne électorale 2014, nous apprend plus sur la personnalité des chefs que sur le fond de leur pensée.

Le climat général
Si nous avions à décerner la palme à un chef, concernant le climat général, ce serait sans aucun doute, les cheffes qui la mériteraient. Et la première place irait à Françoise David qui par sa politesse, son écoute et la qualité de ses réponses comme de ses questions se démarquait plus que tout autre.

La qualité des échanges entre Pauline Marois et Françoise David en ce qui a trait à la politesse, au respect, à l'écoute de l'autre tranchait nettement et singulièrement avec les échanges cacophoniques entre François Legault et Philippe Couillard où l'écoute était quasiment nulle, puisque les deux belligérants parlaient toujours en même temps, ce qui était très disgracieux et franchement lassant.

Être un bon politicien ce n'est pas parler plus fort que l'autre, mais écouter mieux que les autres et en cela, les chefs Legault et Couillard ont lamentablement failli. Même que Philippe Couillard a coupé la parole à l'animatrice pour la reprendre quel manque de savoir-vivre.

Si les débats permettaient de fermer le micro à celui ou celle qui n'a pas la parole, cela règlerait bien des choses.

Les gagnants
Françoise David qui apportait d'une façon bien différente, son propos et ses solutions, dans un format qui malheureusement ne permet pas d'aller au fond des choses.

Philippe Couillard qui, pour un premier débat, a su assez bien tirer son épingle du jeu. Il s'en est tenu à son plan de match, parler de l'économie, revenir sur la pseudo-élection référendaire, mais sans plus.

François Legault a montré une belle connaissance des chiffres, une belle combativité et une pugnacité qui frisait l'agressivité à marteler à répétition ses questions sans écouter les réponses. C'était le cri du désespoir.

Pauline Marois connaissait très bien ses dossiers. Elle a su répondre avec beaucoup de respectabilité à toutes les questions, contrairement aux Legault et Couillard qui ont plus contre interrogé que répondu sur chacune des questions qui leur étaient posées par Pauline Marois.

Les perdants
Françoise David était déconnectée de la réalité en se voyant première ministre, c'était presque pathétique. Demander aux souverainistes de quitter le PQ (seul parti qui peut faire la souveraineté) pour se joindre à elle, ce n’était rien de moins que loufoque et utopique.

Philippe Couillard était plus sur la même rhétorique de campagne que sur l'innovation, aucune surprise, aucune nouvelle annonce. Il semblait plutôt  brouillon sur les chiffres, lui qui prétend avoir le parti de l'économie s'est fait planter plus d'une fois par François Legault. Sur la charte, il s'est encore pluredebananisé en parlant de ceux qui allaient perdre leur emploi, ce à quoi Pauline Marois a dit que la seule victime était Fatima Houda-Pepin qui a perdu son poste avec le PLQ.

François Legault a été perdant en s'attaquant à la mauvaise cible le PQ au lieu de s'attaquer au PLQ pour cesser l'hémorragie de ses électeurs caquistes vers les libéraux. En s'attaquant au PQ, il a aidé son adversaire libéral à récolter d'autres appuis. Philippe Couillard doit en avoir été ravi.

Pauline Marois n'a pas trouvé la phrase clé pour sortir de la perception créée par les libéraux, mais existante quand même concernant le référendum. Il aurait été plus simple de dire quelque chose comme:
Nous sommes souverainistes au PQ, mais ce n'est pas la bonne campagne, actuellement c'est une élection, alors messieurs Legault et Couillard revenons à ce que nous avons à offrir aux électeurs pour le choix du prochain gouvernement. 

Pour nous du PQ, c'est ceci, cela et pour vous messieurs de la CAQ et du PLQ qu'avez-vous de mieux à offrir? 

Rien, hormis le spectre d'un hypothétique référendum dont vous en faites la promotion négative. Je ne vous savais pas contre la démocratie, car demander à la population de se prononcer sur son avenir, c'est cela la démocratie.

Nous ne sommes pas des signataires sans consultation du peuple d'une charte constitutionnelle qui nous a été imposée sans notre accord, et vous monsieur Couillard, c'est cela pour vous la démocratie?

En résumé
Nous devons cesser d'être sur la défensive et attaquer le PLQ sur ces positions constitutionnelles et fédéralistes qui sont boiteuses et donc facilement attaquables.

La meilleure défense c'est l'attaque, alors reprenons l'initiative, car nous pouvons faire tellement plus avec un gouvernement du Parti Québécois qu'avec un retour au désastre libéral dont nous avons trop souffert dans les dernières années.

Vivement un gouvernement du Parti Québécois majoritaire, après cela tout est possible.

samedi 15 mars 2014

Le mensonge libéral

Le mensonge libéral ou la pensée magique de Philippe Couillard.

Il est facile lorsqu'on a autant de visibilité que le chef du Parti libéral dans les médias fédéralistes comme Radio-Canada et La Presse, de dire n'importe quel mensonge juste pour faire parler de sa vitrine. Mais que cache-t-elle cette vitrine, ou plutôt derrière ce voile que pourrions-nous y trouver.

Depuis le début de la campagne, il annonce vouloir parler des vraies affaires, alors que sont les vraies affaires libérales?

La Commission Charbonneau refuse de nous parler des vraies affaires libérales pendant la campagne électorale pour ne pas nuire aux libéraux. Rappelons que la Commission Charbonneau a été nommée par qui, déjà? Par Jean Charest, donc on ne s'étonnera pas de voir cette frilosité soudaine de la Commission qui semble faire du sur place pour ne pas parler des VRAIES AFFAIRES LIBÉRALES!

L'UPAC, par contre, continue à fouiller dans les comptes des libéraux, perquisitions ici, interrogatoires avec de présumés impliqués dans le financement illégal du Parti libéral. Ça aussi ce sont les VRAIES AFFAIRES LIBÉRALES.

Pour le plan de match électoral de Philippe Couillard, dès le jour du déclenchement de la campagne électorale, il est apparu avec la rage au coeur qui trahissait à peine sa haine des Québécois qui ne pensent pas comme lui, lui qui veut être le premier ministre de tous les Québécois, surtout ceux qui sont soumis, sinon c'est l'excommunication libérale.

Il brandit le spectre de l'agenda caché du Parti Québécois qui veut séparer le Canada. Faudrait qu'un de ses conseillers lui suggère de lire le programme du Parti Québécois surtout l'article Un.

1. Agir en gouvernement souverainiste

Le projet de souveraineté du Québec prend sa source dans une histoire nationale marquée par la ténacité des défenseurs de la liberté. Dans la foulée de la Révolution tranquille, René Lévesque créait le Parti Québécois et conviait le peuple québécois à la conquête de sa liberté collective. Cette histoire de courage et de détermination s’est transmise jusqu’à nous et de nouvelles générations de souverainistes reprennent à leur tour ce projet porteur de liberté.

1.1 Réaliser la souveraineté du Québec

Aspirant à la liberté politique, le Parti Québécois a pour objectif premier de réaliser la souveraineté du Québec à la suite d’une consultation de la population par référendum tenu au moment jugé approprié par le gouvernement.
Ce programme est public, il y a rien de caché là dedans. Il est connu de tous ceux qui ont pris le temps de le lire et de le comprendre.

Il dit aux médias mensonge par-dessus mensonge, c'est lui qui parle de la séparation pour faire peur aux gens et il prétend que c'est Pauline Marois qui ne parle que de cela, depuis le début de la campagne. Il ramène cela sur le tapis pour tenter de faire peur et de marquer des points qui pourraient faire quelques votes de plus. Mais ce message ne lève pas, au point où les fédéralistes commencent à s'impatienter et nous en sommes seulement au jour 9 de la campagne. Ça va être long pour vous, monsieur Couillard, cette campagne.

C'est bien mal connaitre le vocabulaire politique québécois. Les souverainistes ou indépendantistes veulent faire la souveraineté ou l'indépendance; quant à eux, les fédéralistes parlent de séparatisme et de sécession du Canada. Deux discours complètement opposés et contradictoires dans leur vision idéologique profonde.

Parlons économie

Comme le passé est souvent une balise fiable pour évaluer les tendances du futur dans un environnement semblable, il est à parier que le Parti libéral ira dans la continuité de ce qu'a fait le PLQ dans les 9 dernières années. Et qu'a fait le PLQ dans ces années, augmenter la dette du tiers,
donc si la tendance se maintient, cela risque de continuer.

Le manque de contrôle des dépenses est l'unique cause directe de l'augmentation de la dette, or le Parti libéral année après année a dépassé ses prévisions de dépenses au-delà de ses prévisions, belle fiabilité qui risque de revenir. Les mêmes gens ont tendance à faire les mêmes choses, c'est bien connu.

Ce n'est pas rassurant de voir trois banquiers, qui sont des spécialistes financiers venir nous faire la leçon sur l'économie, il y a un monde entre les deux.

Parlons santé
Parachuter Gaétan Barrette dans un comté, ça en dit long sur les réelles ambitions de Philippe Couillard et de Gaétan Barrette. Pour l'un, c'est le POUVOIR à tout prix allant jusqu'à recruter une personne qui le dénonçait vertement et ouvertement comme un incompétent et un incapable. Pour l'autre, c'est l'ambition non pas de servir, mais de SE SERVIR, comme il l'a toujours fait. C'est le culte du prestige de sa petite personne, de son égo gonflé à l'hélium froid.

Les trios comme au hockey
C'est un concept intéressant les trios, cependant dans une équipe, il n'y a pas que des joueurs d'avant, il y a aussi des défenseurs et deux gardiens. À date, seulement deux trios sont formés, où est le reste de son club?

Les vols d'idée
La stratégie maritime est une version du projet Saint-Laurent de la CAQ quoiqu'en disent les libéraux, c'est du vol pur et simple.

Le Plan Nord + est une tentative de récupération bâclée qui part d'une version ancienne qui avait suscité la critique de plein d'intervenant dans le domaine, et qui ne laisse poindre aucune bonification, hormis l'ajout d'un plus dans le titre.

La trouvaille du siècle: créer des emplois! Êtes-vous capable de me dire quel est le dernier grand parti politique à ne pas l'avoir proposer, campagne après campagne. Forcez-vous un peu les libéraux et proposer les moyens et les méthodes que vous mettriez en oeuvre pour le faire, ça semble une coquille vide dans un discours encore plus éthérique.

Le Parti libéral est vouée à une cuisante défaite et même son chef ne passera pas dans Roberval, pas plus que sa pseudo-vedette qui ne survivra pas dans La Pinière, car les électeurs de ce comté sont trop fiers de leur députée Fatima Houda-Pepin qui est une vraie députée au service de ses électeurs et non là pour ses ambitions purement personnelles.


lundi 11 novembre 2013

Soulever le voile de la charte

Le peuple québécois est appelé à se prononcer sur ses valeurs, sur son identité, sur ce qui le représente.

Après la crise étudiante et sociale du printemps érable fomentée par les libéraux de Jean Charest qui cherchaient par la division du peuple québécois à se faire réélire en suscitant la peur et la violence dans la population, nous voilà rendu dans une crise identitaire orchestrée par le Parti Québécois avec une finalité bien différente.

Certes, cette charte des valeurs québécoises (vous me pardonnerez de ne pas vous donner le titre exact, car je veux pas vous perdre dans des détails) éveille des discussions vives et parfois des prises de positions assez opposées qui font craindre à certains qui n'aiment pas « la chicane » une confrontation légitime dans une société saine et évolutive.

Les Québécois doivent s'ouvrir au dialogue et ne pas craindre de dire ce qui les motivent, ou d'exprimer leurs craintes. À se parler, on se comprend, du moins c'est le début essentiel : une franche discussion entre nous et pour le bénéfice de tous.

C'est plutôt drôle de voir les médias qui essaient de faire la propagande de leurs valeurs sans aucune retenue. RDI nous partage en continu tous les opposants à la charte des valeurs québécoises, du Yukon au Nouveau-Brunswick.

Que cherchent-ils en faisant cela? Créer un climat d'ouverture et de tolérance, ou bien une confrontation et un sentiment de rejet des valeurs québécoises? C'est tellement gros que ça frise l'indécence et l'indignation.

Les politiciens fédéraux s'entendent enfin de façon quasi unanime (hormis le Bloc Québécois) sur une chose, il faut imposer les valeurs canadiennes aux Québécois de gré ou de force, en ayant recours au tribunaux s'il le faut, vite ça presse!

Je me demande comment il trouverait cela acceptable si les politiciens québécois allaient devant les tribunaux pour contester un projet de loi de l'Alberta concernant les sables bitumineux alors qu'il n'est pas encore adopté.


Françoise David de Québec Solidaire disant aux politiciens hors Québec (visant spécifiquement Ottawa qui est en Ontario) que nous étions assez grands pour régler la question de la charte des valeurs québécoises entre nous et qu'il n'avaient pas à s'en mêler.

Nous avons vu beaucoup d'experts constitutionnels de la rue qui affirmaient et savaient déjà le résultat du jugement des tribunaux éventuels contre la charte des valeurs québécoises.

Une grande détresse politique chez les libéraux qui sont minés par l'angoisse antipéquiste leur fait dire des absurdités et du dénigrement sans aucune nuance. Pour eux, si ça vient du Parti Québécois c'est automatiquement mauvais. Pourtant, ils oublient que le Parti Québécois a été élu par la population du Québec et qu'eux ont été défait par cette même population.

Le débat sur la charte des valeurs québécoises est bien plus que sur le port du voile au travail, ce qui est malsain c'est que certaines personnes en réduisent le débat à ce seul aspect.

Que se cache derrière ce voile? Une culture? Une religion? Un symbole de domination? Ça éveille le peuple sur qui nous sommes collectivement. Il y a dans ce débat des manipulateurs et des manipulés. Qui sont-ils et pour quels motifs?

Il faut reconnaitre le courage du Parti Québécois d'avoir osé mettre sur la table un projet identitaire de société. Loin de la pleutrerie et de la partisanerie libérale, le PQ a su se tenir debout et avec fierté présenter son projet. Qu'on soit d'accord ou non avec l'entièreté du contenu, il faut reconnaitre ce courage.

Nous sentons actuellement un large consensus autour de ce projet de loi, restera à voir comment les politiciens répondront aux vœux de la population.

lundi 28 octobre 2013

Dieu et la religion

Bonjour à vous,

Note de l'auteur : J'avais écrit ce texte sur « Dieu et la religion » en février 2013 sans le publier à l'époque, mais devant le débat actuel sur la charte des valeurs québécoises, il m'apparait pertinent de le publier à présent.

Je me suis amusé à chercher dans Google les mots : « Dieu et la religion », histoire de me donner des idées (comme si je n'en avais pas assez) c'est assez spécial.

Dieu appartient-il à une religion?
Quelle est la vraie religion de Dieu?
Peut-on concevoir une religion sans Dieu?
Peut-on croire en Dieu sans religion?
Dieu dans les religions monothéistes.
La religion de Dieu est... (nommez celle que vous voulez)
La seule vérité est dans la religion... (nommez celle que vous voulez)
La philosophie, la religion, la science, la conscience et Dieu.
La religion du Dieu unique.
Etc.

D'abord, définissons les mots pour mieux les comprendre et ainsi mieux se comprendre.

On définit Dieu comme : Être suprême unique des religions monothéistes (judaïsme, christianisme, islam), créateur de l'univers, principe de salut de l'humanité. Prier Dieu. La toute-puissance de Dieu. Le Bon Dieu.

On définit la religion comme : ensemble de croyances et de dogmes définissant le rapport de l'être humain avec la puissance divine ou avec le surnaturel.

Une religion : système de pratiques et de rites propre à chacune de ces croyances. Religion animiste, polythéiste, monothéiste. Religion catholique, musulmane, hindoue, juive. Pratiquer, professer, embrasser une religion. Abjurer, renier une religion. Se convertir à une religion.

Culte de quelque chose, attachement mystique de quelque chose. Pour plusieurs Québécois, le hockey est une religion.

On définit Église comme : Assemblée réunissant les premiers chrétiens. Ensemble de fidèles unis, au sein du christianisme, dans une communauté particulière => communion, confession, religion.

Il y a donc lieu de distinguer Dieu des religions.

Il est fallacieux et malhonnête de prétendre être dans la vérité absolue et que seule notre religion possède cette vérité. Il y a des principes, des croyances et des dogmes qui tiennent la route dans chaque religion et d'autres qui sont complètement farfelus et révolus. Si votre Église tente de vous faire accroire qu'elle est la seule à détenir la vérité de grâce, faites-vous un cadeau en la fuyant.

Les religions appartiennent à ceux qui les ont créées. Dieu n'appartient à aucune religion. Il est au-dessus de toutes religions.

Sans être tarabiscoté, voici ce en quoi je crois.

Selon moi, il existe une forme d'énergie première à partir de laquelle tout a été créé. Pour faire simple, je l'appelle Dieu. Cette belle énergie se retrouve partout, dans la nature, dans les humains, partout. Sa forme privilégiée est l'amour inconditionnel et incommensurable.

Je crois au libre arbitre des humains, sans condition, hormis la responsabilisation de nos actes et de leurs conséquences.

Je ne suis pas attaché à aucune église, ni aucune secte. Je suis un libre penseur qui partage tout bonnement ses croyances.

Je n'essaie pas de faire dire à Dieu quelque message que ce soit, ni d'interpréter sa pensée, car j'en suis bien incapable. Je ne suis pas assez prétentieux pour affirmer que Dieu dit ceci ou cela. Trop de gens dans trop d'époques ont tenté de se servir de tels procédés pour manipuler les gens à leurs fins.

Je respecte les gens peu importe leurs croyances, même si je ne les partage pas. J'ai plus d'admiration pour une personne qui a des croyances qu'une personne qui n'en a pas, parce que je me dis : au moins, elle croit en quelque chose.

Je crois en la vie éternelle de l'âme et en la réincarnation dans le but de continuer son évolution.

J'ai participé dans le passé à beaucoup d'activités de type religieuses et je ressentais souvent un vide, car il manquait toujours quelque chose là-dedans. Depuis que je me suis mis à étudier en énergie, beaucoup de choses ont changé. Ce qui était flou par mon manque de connaissance prend maintenant un sens très concret et signifiant. Cette prise de conscience est venue confirmer la bonté de Dieu et que l'humain doit tendre vers lui.

Je le répète : dans chaque religion, il y a du bon et du moins bon. Prétendre le contraire, c'est manipuler les gens et agir comme dans une secte, où tu n'as plus le droit de penser le contraire du gourou qui dit que Dieu a dit ceci ou cela et que ça veut dire uniquement ceci ou cela.

Dans le passé, j'ai fait des études bibliques au Cégep principalement sur l'Ancien Testament assez pour me rendre compte que ces écrits avaient un contexte historique, sociologique et politique qui diffère assez du nôtre ce qui exige une interprétation nuancée; or la plupart des dirigeants d'église interprètent les textes uniquement pour servir leurs fins personnelles. Ils nous font accroire que c'est la Vérité, mais c'est plutôt leur vérité.

Ce qu'on appelle la Bible est un collectif de textes et d'auteurs qui nécessite des années d'étude pour oser prétendre en comprendre la profondeur; or certaines églises charrient des versets passe-partout cités hors contexte pour gagner un débat oratoire.

J'ai ici 6 bibles différentes et quand je cherche comment un principe est exprimé je fais l'effort d'aller voir les différentes versions pour m'assurer de la justesse de ces propos. Aucune église ne fait cela, elle se contente de prêcher que leur Bible est la seule vraie bible. Pas crédible!

Les beaux principes de la Bible (et il y en a beaucoup) sont là pour servir l'humain qui veut les utiliser pour grandir, mais pas pour manipuler les mangeurs de balustre à la guise du prédicateur.

Les visions apocalyptiques et l'annonce de la fin des temps par plusieurs églises démontrent le peu de crédibilité qu'on doit leur accorder.

Finalement, je pense que j'en ai contre les églises qui ont « bullshité » tant d'inepties que si je me respecte un tant soit peu, je me dois de les conspuer.

Que le Dieu de vos croyances vous bénisse,

Sylvain

jeudi 17 octobre 2013

Pourquoi une charte

Bonjour,

Comme vous, je réfléchis à la pertinence d'une charte avec ce qu'elle implique. J'observe toutes les tendances qui s'expriment et toutes les craintes que cela révèle. Les peurs des uns et les incompréhensions des autres, les intolérances de certains et la stupidité de quelques personnes de qui on se demande au final leur but.

Il y a quelques confusions pour certaines gens, par exemple, on prend un symbole pour une religion et une religion pour un Dieu. Un voile ne fait pas l'islamisme pas plus qu'une croix ne fait le catholicisme. Tous niveaux confondus, ça devient un champ de n'importe quoi.

Tout le monde parle des droits des uns et des droits des autres, mais qui se questionne sur les devoirs et les responsabilités de chacun?

La charte des valeurs va bien au-delà de la simple laïcité, elle doit englober ce qui nous réunit, ce qui nous différencie et ce qui nous distingue.

Les belles-mères craignent la discussion franche et ouverte, les Janette revendiquent la primauté de l'égalité des sexes sur la liberté religieuse, les psychiatres anglophones s'inquiètent de la stabilité mentale des gens privés de leur béquille religieuse.

Bien que le débat soit loin d'être complété, je trouve fort utile et très intéressant d'entendre tous les gens se prononcer pour parvenir en bout de route à un consensus qui nous ralliera.

Ma vision personnelle

Je me dis, il est grand temps que le Québec se définisse enfin, après deux cuisantes défaites référendaires qui ont laissé un vide identitaire profond et une quasi-honte à se dire fier d'être Québécois sans que les conquérants anglophones fédéralistes nous rappellent notre défaite avec un certain plaisir à peine contenu.

La fracture identitaire a fait des victimes des deux côtés de la clôture. Imaginer qu'aucun stigmate ne découle de ces échecs identitaires relève de la pure bêtise. Combien de peuples ont refusé à deux reprises de se donner un pays dans l'histoire du monde? Seul le Québec a vécu cette tare.

Partant de là, se redéfinir comme peuple, baliser ses valeurs et exprimer de manière consensuelle notre identité collective semble être une tâche plus qu'urgente pour l'équilibre collectif de notre peuple.

Il ne s'agit pas de faire de cet exercice une chasse aux sorcières, aux symboles, ou aux ethnies, il s'agit simplement d'exprimer et d'affirmer ce que nous sommes collectivement.

Nous avons commencé cet exercice grâce à la bavure libérale de la crise étudiante de l'an dernier qui a amené le peuple à se réveiller devant le manque de compassion et la provocation politique d'alors en sont point culminant de la Loi 78.

Il n'en fallait pas plus pour créer une réflexion commune que le Québec devait se définir plus large que la couleur d'un petit carré de tissus.

Le peuple québécois a besoin de s'unifier, de cesser les divisions nuisibles et stériles dans leur résultat. Le choix de la population pour un gouvernement minoritaire demandait alors clairement aux oppositions et au gouvernement de cesser leur travail les uns contre les autres et de viser le bien commun. On en est bien loin avec l'attitude de plusieurs députés ce qui alimente de nouveau le cynisme envers les politiciens. Les partis d'opposition devraient faire un sérieux examen de conscience de leurs agissements et de leurs attitudes en se sens.

Les cabanes à sucre ne sont pas des mosquées, tout comme les édifices publics, les écoles, les cégeps ou les universités.  Mais à qui la faute? Je crois que le Québécois trop mal accommodant pour des motifs purement mercantiles et pécuniaires est le premier fautif, alors cessons de jeter la pierre aux ethnies qui demande simplement et à qui des Québécois disent oui. Les lieux de cultes doivent être respectés et ne pas être confondu avec des lieux publics, mais c'est aux Québécois de dire la limite, notre limite gentiment et simplement.

Le mal du multiculturalisme

Est-ce que le message est clair aux nouveaux arrivants en sol québécois quand ils atterrissent à l’aéroport P.E.T. de Dorval et voient Welcome to Canada? Quel message en comprennent-ils? C'est une des premières causes de tout ce flou identitaire. Un peuple francophone dans un autre pays anglophone. S'il vous plaît, cessez de nous charrier les vertus du multiculturalisme de Pierre Elliot Trudeau, c'est une belle plaie. Ça ne favorise que la ghettoïsation des communautés culturelles et ne permet aucunement l'intégration harmonieuse des nouveaux arrivants dans la réalité de ce qu'est un Québécois ou une Québécoise.

L'ouverture et le message

Le Québec est un état français, Montréal est une ville française, les institutions gouvernementales sont francophones. Si je vais en Allemagne quelle langue dois-je parler? L'allemand, non? Le message doit être clair et sans équivoque, le français est la seule langue officielle au Québec. Nous acceptons d'offrir des services en anglais là où le nombre le justifie, sans enlever la prérogative du français. Fin des accommodements linguistiques à tout vent.

Le Québec est un état laïc. Cela signifie que les religions devront être pratiquées dans des lieux de cultes et nulle part ailleurs. Aucune sollicitation ni propagande pour aucune religion ne devra se faire dans l'administration publique.

Les Québécois feront preuve d'ouverture et d'accueil envers les nouveaux arrivants pourvu qu'ils démontrent de la bonne volonté à s'intégrer à notre réalité linguistique - le français - et notre laïcité.
Si de nouveaux arrivants veulent nous convertir à autre chose, alors qu'ils s'en retournent ailleurs. Si le message est aussi clair dès le départ, aucun problème ne surviendra. Le Québec est une terre d'accueil, mais pas à n'importe quel prix.

Que sont nos valeurs?

Devons nous abolir, les fêtes qui sont au-delà de l'aspect religieux une forme de tradition qui nous définit? Noël et son sapin, Pâques et son lapin, j'arrête là :) Plus sérieusement, nos traditions sont en grande partie ce qui nous définit comme peuple. À preuve, le 17 mars nous avons la parade de la Saint-Patrick, fête des Irlandais.

L'égalité des sexes est une autre de nos valeurs communes, nier cela serait un recul majeur de notre collectivité. Les femmes se sont battues pour faire leur place au rang des hommes et en cela elles ont fait évoluer le Québec tout entier. D'ailleurs, d'avoir une femme Première ministre est un plus pour la société québécoise, quoi qu'en pensent ses détracteurs.

J'écoutais Boucar Diouf nous parlé du métissage des Québécois de couleurs et des origines diverses qui enrichissaient le Québec tout entier, et je me disais c'est pas faux si les points communs sont respectés : la langue française commune, l'égalité des sexes et la laïcité.

Message aux craintifs

Le Québec est un état où la tolérance est de mise et où le dialogue prévaut toujours sur la violence, comparé à plusieurs coins du monde actuellement, nous savons faire la preuve de notre grand sens du respect et de la démocratie pacifique. À preuve, malgré la crise étudiante et sociale provoquée par les libéraux de Jean Charest en 2012, nous avons attendu les élections pour changer les choses, ramener la paix sociale et les étudiants dans les classes avec un consensus du milieu de l'éducation.

Nous ne marchons pas au chantage ni à la menace, si vous voulez quitter le Québec, personne ne vous en empêche, car ici vous êtes libre, et c'est sans doute pour cela que vous accepterez de rester avec nous.

mardi 9 juillet 2013

Lettre à nos amours de Lac-Mégantic

Bonjour amours et amis,

La planète tout entière a été saisie d'effroi en voyant les horreurs dans lesquelles vous vous trouvez par une catastrophe qui n'aurait jamais, jamais dû se produire.

Nous avons passé les derniers jours comme vous rempli de toutes ces émotions de déni, de tristesse, de deuil, de besoin de comprendre, de donner un sens à tout cela, de colère, de rage devant l'absurde fatalité, mais rien n'y fait, seul le temps apaisera notre souffrance.

Nous avons vu des gestes de solidarité grandiose, des attentions sensibles et délicates qui sont le signe de grandes âmes au service des autres, des nôtres. Des leçons de courage données par des gens qui ont tout perdu et qui malgré cette dévastation veulent encore rendre service aux autres. Chapeau!

Nous avons vu aussi la bêtise à son meilleur, certains politiciens qui en ont profité pour aller chercher des appuis et des votes potentiels aux prochaines sélections. Mais oublions-les vite, c'est tout ce qu'ils méritent.

Nous avons constaté également la compassion des intervenants sur le terrain. Quel dévouement, ils et elles sont merveilleux! Nous les aimons et leur disons merci du fond du cœur.

Nous tenons à lever notre chapeau pour le gouvernement du Québec avec toutes ses ressources mises à la disposition de la population tant que ce sera nécessaire.

Nous saluons le courage de la mairesse Colette Roy-Laroche et de toute son équipe qui sont d'une dévotion et d'une efficacité pour tous les concernés. Un immense merci!

Nous ne pouvons passer sous silence ce qui nous répugne dans tout ce carnage: l'attitude et le manque de professionnalisme de la compagnie ferroviaire MMA et surtout du déni de responsabilité de son PDG Eb Buckhardt qui fait de cela une situation somme toute banale. Ça soulève le coeur et éveille notre rancœur. Il ne fait aucun doute dans notre esprit que cette compagnie MMA devra répondre de sa responsabilité et en assumer à elle seule tous les frais, puisque c'est le seul argument dont elle se soucie.

Nous vous aimons et vous faites partie de notre famille, bon courage!

Sylvain et Diane