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vendredi 11 avril 2014

Lettre aux souverainistes

Bonjour ami souverainiste,

Que s'est-il passé?

Plusieurs se le demandent encore, et avec raison, tellement le choc a été violent. Les espoirs furent tellement grands que plus amère a été la déception, allant de la colère au désespoir qui frise le dégoût pour certains. Bref, toute une panoplie d'émotions qui sont le signe de notre capacité de vouloir et d'espérer du mieux pour notre peuple.

Notre peuple nous a-t-il lâchés ou abandonnés? Est-ce la fin du rêve souverainiste? Pourtant tout le discours du Parti Québécois était à l'effet que ce n'était pas l'objet de la campagne électorale.

De son côté, le Québec Liberal Party était d'un autre avis et en fin stratège qu'il fut (qu'on aime ça ou non) en a fait son principal cheval de bataille et il a gagné. Il a fait de ce thème référendaire la pierre d'achoppement sur laquelle se son cassé les dents de tous les péquistes.

Le Parti Québécois doit faire courageusement son mea culpa sur la faiblesse de son discours souverainiste et sur la mollesse de son leadership en la matière.

Le rôle des médias.

Il était évident (sauf pour les naïfs utopiques) que les médias largement pour ne pas dire totalement contrôlés par les fédéralistes allaient se servir de cette faiblesse du discours du Parti Québécois, pour gruger des cellules dans l'inconscient collectif en faisant miroiter la peur de la séparation. Même recette, même résultat. Comme ça fonctionne, pourquoi s'en seraient-ils privés?

Nous pourrions dénoncer tous les manquements d'éthique professionnelle de plusieurs journalistes, chroniqueurs ou analystes, mais un fait demeure, ils ont été aussi pourris que nous l'avons permis. Si un message clair avec la force nécessaire avait été envoyé lors d'un point de presse, cela aurait pu changer la donne, mais on l'attend encore.

La couverture médiatique des campagnes électorales est à revoir. Fini les autobus pour les dorloter, ils veulent nous suivre qu'il en fassent les frais. Les conférences de presse pourraient être bien mieux dirigées en contrôlant le message. Les questions tous azimuts qui sont hors sujet pourraient être reléguées aux attachés politiques en communication qui sont payés pour faire cela.

La souveraineté est telle morte?

La tristesse, la déception et le désespoir pour certains sont parfaitement légitimes, puisque nous sommes des humains blessés à la profondeur de notre conviction. Plus nous sommes convaincus de la nécessaire souveraineté, plus profonde est la blessure.

Les médias fédéralistes, faut-il le rappeler, tablent sur cet argument fallacieux pour tenter de nous affecter encore plus. Dans leur stratégie gagnante, après la peur de la séparation, ils sèment le doute dans notre esprit sur la mort imminente de la souveraineté.

Je leur dis à ces médias fédéralistes triomphalistes que c'est bien mal nous connaitre et que plus leur fabulation est grande, plus le ressac de la souveraineté engagée sera au rendez-vous.

Bien faire les choses prend du temps.

La précipitation est mauvaise conseillère, et les adversaires fédéralistes le savent bien et ils veulent nous pousser à agir selon leur agenda. D'ailleurs, n'est-ce pas grâce à cela qu'ils ont gagné les élections?

Reprenons les guides de notre destinée, avançons à notre rythme en faisant fi des pressions des adversaires qui voudraient bien nous voir tomber encore une fois pour le plaisir de la chose et allons de l'avant lentement mais sûrement.

Ma contribution

Je vais redevenir membre du Parti Québécois pour simplement appuyer le seul parti qui peut faire la différence pour le Québec et sa souveraineté. Je vous invite à faire de même pour prouver aux adversaires du Québec que la souveraineté n'est pas morte.

Je suis à élaborer un site web sur lequel sera colligée une énorme quantité de documents pouvant servir à faire la pédagogie de la nécessaire souveraineté et de ses bienfaits. Sous peu, je vous demanderai de contribuer avec des documents dans votre champ de compétence pour étayer les bienfaits de la souveraineté dans votre domaine.

Suite à cela, il y aura des forums thématiques partout au Québec pour promouvoir la souveraineté. Nous pourrons agir en collaboration avec ce qui se fait déjà de bien en ce domaine.

Je ne lance pas un mouvement, il y en a déjà beaucoup; ni un parti politique, il y en a déjà un, le Parti Québécois; je fais seulement œuvre de catalyseur pour rallumer la braise souverainiste que nous avons trop longtemps laissée se refroidir.

Gardons le contact

Pour que vous puissiez suivre les avancements de ce projet ambitieux et y apporter votre contribution selon votre bon vouloir et votre ambition de voir la souveraineté être réalité un jour grâce à votre aide. Vous pouvez m'envoyer un message indiquant votre nom complet et votre courriel à pourlasouverainete@gmail.com.

Au plaisir de travailler ensemble à la réalisation de cette cause qui doit se réaliser!




vendredi 21 mars 2014

Mon analyse du débat

Le débat des chefs du 20 mars, pour tenter d'influencer le résultat sur la campagne électorale 2014, nous apprend plus sur la personnalité des chefs que sur le fond de leur pensée.

Le climat général
Si nous avions à décerner la palme à un chef, concernant le climat général, ce serait sans aucun doute, les cheffes qui la mériteraient. Et la première place irait à Françoise David qui par sa politesse, son écoute et la qualité de ses réponses comme de ses questions se démarquait plus que tout autre.

La qualité des échanges entre Pauline Marois et Françoise David en ce qui a trait à la politesse, au respect, à l'écoute de l'autre tranchait nettement et singulièrement avec les échanges cacophoniques entre François Legault et Philippe Couillard où l'écoute était quasiment nulle, puisque les deux belligérants parlaient toujours en même temps, ce qui était très disgracieux et franchement lassant.

Être un bon politicien ce n'est pas parler plus fort que l'autre, mais écouter mieux que les autres et en cela, les chefs Legault et Couillard ont lamentablement failli. Même que Philippe Couillard a coupé la parole à l'animatrice pour la reprendre quel manque de savoir-vivre.

Si les débats permettaient de fermer le micro à celui ou celle qui n'a pas la parole, cela règlerait bien des choses.

Les gagnants
Françoise David qui apportait d'une façon bien différente, son propos et ses solutions, dans un format qui malheureusement ne permet pas d'aller au fond des choses.

Philippe Couillard qui, pour un premier débat, a su assez bien tirer son épingle du jeu. Il s'en est tenu à son plan de match, parler de l'économie, revenir sur la pseudo-élection référendaire, mais sans plus.

François Legault a montré une belle connaissance des chiffres, une belle combativité et une pugnacité qui frisait l'agressivité à marteler à répétition ses questions sans écouter les réponses. C'était le cri du désespoir.

Pauline Marois connaissait très bien ses dossiers. Elle a su répondre avec beaucoup de respectabilité à toutes les questions, contrairement aux Legault et Couillard qui ont plus contre interrogé que répondu sur chacune des questions qui leur étaient posées par Pauline Marois.

Les perdants
Françoise David était déconnectée de la réalité en se voyant première ministre, c'était presque pathétique. Demander aux souverainistes de quitter le PQ (seul parti qui peut faire la souveraineté) pour se joindre à elle, ce n’était rien de moins que loufoque et utopique.

Philippe Couillard était plus sur la même rhétorique de campagne que sur l'innovation, aucune surprise, aucune nouvelle annonce. Il semblait plutôt  brouillon sur les chiffres, lui qui prétend avoir le parti de l'économie s'est fait planter plus d'une fois par François Legault. Sur la charte, il s'est encore pluredebananisé en parlant de ceux qui allaient perdre leur emploi, ce à quoi Pauline Marois a dit que la seule victime était Fatima Houda-Pepin qui a perdu son poste avec le PLQ.

François Legault a été perdant en s'attaquant à la mauvaise cible le PQ au lieu de s'attaquer au PLQ pour cesser l'hémorragie de ses électeurs caquistes vers les libéraux. En s'attaquant au PQ, il a aidé son adversaire libéral à récolter d'autres appuis. Philippe Couillard doit en avoir été ravi.

Pauline Marois n'a pas trouvé la phrase clé pour sortir de la perception créée par les libéraux, mais existante quand même concernant le référendum. Il aurait été plus simple de dire quelque chose comme:
Nous sommes souverainistes au PQ, mais ce n'est pas la bonne campagne, actuellement c'est une élection, alors messieurs Legault et Couillard revenons à ce que nous avons à offrir aux électeurs pour le choix du prochain gouvernement. 

Pour nous du PQ, c'est ceci, cela et pour vous messieurs de la CAQ et du PLQ qu'avez-vous de mieux à offrir? 

Rien, hormis le spectre d'un hypothétique référendum dont vous en faites la promotion négative. Je ne vous savais pas contre la démocratie, car demander à la population de se prononcer sur son avenir, c'est cela la démocratie.

Nous ne sommes pas des signataires sans consultation du peuple d'une charte constitutionnelle qui nous a été imposée sans notre accord, et vous monsieur Couillard, c'est cela pour vous la démocratie?

En résumé
Nous devons cesser d'être sur la défensive et attaquer le PLQ sur ces positions constitutionnelles et fédéralistes qui sont boiteuses et donc facilement attaquables.

La meilleure défense c'est l'attaque, alors reprenons l'initiative, car nous pouvons faire tellement plus avec un gouvernement du Parti Québécois qu'avec un retour au désastre libéral dont nous avons trop souffert dans les dernières années.

Vivement un gouvernement du Parti Québécois majoritaire, après cela tout est possible.

samedi 15 mars 2014

Le mensonge libéral

Le mensonge libéral ou la pensée magique de Philippe Couillard.

Il est facile lorsqu'on a autant de visibilité que le chef du Parti libéral dans les médias fédéralistes comme Radio-Canada et La Presse, de dire n'importe quel mensonge juste pour faire parler de sa vitrine. Mais que cache-t-elle cette vitrine, ou plutôt derrière ce voile que pourrions-nous y trouver.

Depuis le début de la campagne, il annonce vouloir parler des vraies affaires, alors que sont les vraies affaires libérales?

La Commission Charbonneau refuse de nous parler des vraies affaires libérales pendant la campagne électorale pour ne pas nuire aux libéraux. Rappelons que la Commission Charbonneau a été nommée par qui, déjà? Par Jean Charest, donc on ne s'étonnera pas de voir cette frilosité soudaine de la Commission qui semble faire du sur place pour ne pas parler des VRAIES AFFAIRES LIBÉRALES!

L'UPAC, par contre, continue à fouiller dans les comptes des libéraux, perquisitions ici, interrogatoires avec de présumés impliqués dans le financement illégal du Parti libéral. Ça aussi ce sont les VRAIES AFFAIRES LIBÉRALES.

Pour le plan de match électoral de Philippe Couillard, dès le jour du déclenchement de la campagne électorale, il est apparu avec la rage au coeur qui trahissait à peine sa haine des Québécois qui ne pensent pas comme lui, lui qui veut être le premier ministre de tous les Québécois, surtout ceux qui sont soumis, sinon c'est l'excommunication libérale.

Il brandit le spectre de l'agenda caché du Parti Québécois qui veut séparer le Canada. Faudrait qu'un de ses conseillers lui suggère de lire le programme du Parti Québécois surtout l'article Un.

1. Agir en gouvernement souverainiste

Le projet de souveraineté du Québec prend sa source dans une histoire nationale marquée par la ténacité des défenseurs de la liberté. Dans la foulée de la Révolution tranquille, René Lévesque créait le Parti Québécois et conviait le peuple québécois à la conquête de sa liberté collective. Cette histoire de courage et de détermination s’est transmise jusqu’à nous et de nouvelles générations de souverainistes reprennent à leur tour ce projet porteur de liberté.

1.1 Réaliser la souveraineté du Québec

Aspirant à la liberté politique, le Parti Québécois a pour objectif premier de réaliser la souveraineté du Québec à la suite d’une consultation de la population par référendum tenu au moment jugé approprié par le gouvernement.
Ce programme est public, il y a rien de caché là dedans. Il est connu de tous ceux qui ont pris le temps de le lire et de le comprendre.

Il dit aux médias mensonge par-dessus mensonge, c'est lui qui parle de la séparation pour faire peur aux gens et il prétend que c'est Pauline Marois qui ne parle que de cela, depuis le début de la campagne. Il ramène cela sur le tapis pour tenter de faire peur et de marquer des points qui pourraient faire quelques votes de plus. Mais ce message ne lève pas, au point où les fédéralistes commencent à s'impatienter et nous en sommes seulement au jour 9 de la campagne. Ça va être long pour vous, monsieur Couillard, cette campagne.

C'est bien mal connaitre le vocabulaire politique québécois. Les souverainistes ou indépendantistes veulent faire la souveraineté ou l'indépendance; quant à eux, les fédéralistes parlent de séparatisme et de sécession du Canada. Deux discours complètement opposés et contradictoires dans leur vision idéologique profonde.

Parlons économie

Comme le passé est souvent une balise fiable pour évaluer les tendances du futur dans un environnement semblable, il est à parier que le Parti libéral ira dans la continuité de ce qu'a fait le PLQ dans les 9 dernières années. Et qu'a fait le PLQ dans ces années, augmenter la dette du tiers,
donc si la tendance se maintient, cela risque de continuer.

Le manque de contrôle des dépenses est l'unique cause directe de l'augmentation de la dette, or le Parti libéral année après année a dépassé ses prévisions de dépenses au-delà de ses prévisions, belle fiabilité qui risque de revenir. Les mêmes gens ont tendance à faire les mêmes choses, c'est bien connu.

Ce n'est pas rassurant de voir trois banquiers, qui sont des spécialistes financiers venir nous faire la leçon sur l'économie, il y a un monde entre les deux.

Parlons santé
Parachuter Gaétan Barrette dans un comté, ça en dit long sur les réelles ambitions de Philippe Couillard et de Gaétan Barrette. Pour l'un, c'est le POUVOIR à tout prix allant jusqu'à recruter une personne qui le dénonçait vertement et ouvertement comme un incompétent et un incapable. Pour l'autre, c'est l'ambition non pas de servir, mais de SE SERVIR, comme il l'a toujours fait. C'est le culte du prestige de sa petite personne, de son égo gonflé à l'hélium froid.

Les trios comme au hockey
C'est un concept intéressant les trios, cependant dans une équipe, il n'y a pas que des joueurs d'avant, il y a aussi des défenseurs et deux gardiens. À date, seulement deux trios sont formés, où est le reste de son club?

Les vols d'idée
La stratégie maritime est une version du projet Saint-Laurent de la CAQ quoiqu'en disent les libéraux, c'est du vol pur et simple.

Le Plan Nord + est une tentative de récupération bâclée qui part d'une version ancienne qui avait suscité la critique de plein d'intervenant dans le domaine, et qui ne laisse poindre aucune bonification, hormis l'ajout d'un plus dans le titre.

La trouvaille du siècle: créer des emplois! Êtes-vous capable de me dire quel est le dernier grand parti politique à ne pas l'avoir proposer, campagne après campagne. Forcez-vous un peu les libéraux et proposer les moyens et les méthodes que vous mettriez en oeuvre pour le faire, ça semble une coquille vide dans un discours encore plus éthérique.

Le Parti libéral est vouée à une cuisante défaite et même son chef ne passera pas dans Roberval, pas plus que sa pseudo-vedette qui ne survivra pas dans La Pinière, car les électeurs de ce comté sont trop fiers de leur députée Fatima Houda-Pepin qui est une vraie députée au service de ses électeurs et non là pour ses ambitions purement personnelles.


samedi 1 septembre 2012

En cette veille électorale

Bonjour à vous,

Je n'ai aucun doute que Pauline Marois fera une excellente Première ministre pour plein de raison.

Disons d'entrée de jeu que la barre n'est pas tellement haute avec le PM sortant qui a démontré toute la petitesse de l'envergure de cette fonction démocratique essentielle dans tout pays civilisé.

La prétention de François Legault à ce titre qui laisse planer des conflits et des affrontements entre toutes les couches de la société qui avouons-le en ont bien marre des conflits. Ça sent la continuité à plein nez, au lieu du changement tant décrié.

Ce sont deux raisons qui à elles seules valent déjà le motif de choisir mieux, beaucoup mieux.

Parlons maintenant de ses qualités et de ces compétences, je laisserai le plaisir à ses détracteurs fédérastes ou anglophones de parler de ses revers.

Saviez-vous que c'est la seule personne qui a occupé plus de 14 responsabilités ministérielles? Combien en ont eu ses adversaires? Je vous laisse chercher sur le site de l'Assemblée nationale vous trouverez cette information.

Tous ceux qui proposent la CAQ en ce moment le font pour une seule raison, ils craignent un gouvernement péquiste majoritaire souverainiste. Ils savent ne plus pouvoir compter sur un parti libéral qui est en déroute depuis le printemps érable. Leur mauvaise stratégie électoraliste en laissant dégénérer le conflit étudiant va les perdre de manière cuisante, et c'est bien ainsi.

La seule alternative pour les fédéralistes, les libéraux déçus et les mous de convictions c'est le ramassis d’opportunistes et d'arrivistes que constitue la CAQ.

Pour les Québécois qui croient encore que ce pays est à portée de main, malgré les différences de points de vue et de sémantique : indépendantiste, souverainiste, séparatiste, sécessionniste et tout ceux qui sont écœurés de se faire avoir encore et encore par le gouvernement royaliste de Stephen Harper qui va systématiquement à l’encontre de nos valeurs et de nos besoins, que leur restent-ils?

Il y a temps à faire pour redorer le blason des politiciens dans le coeur des Québécois. Cette réputation entachée et ternie pas les libéraux corrompus sans scrupule. Toute la classe politique est éclaboussée par la dérive libérale et cela prendre un sérieux coup de barre pour redresser le navire et redonner aux Québécois la confiance nécessaire aux politiciens pour faire avancer le Québec et dans les circonstances seul le Parti Québécois peut le faire.

Je ne parle pas ici de vote stratégique, dans un comté acquis au PQ votez pour vos convictions. Dans un comté prenable par le PQ pensez-y à deux fois avant de faire votre X c'est simple, non? Ce serait dommage que par un mauvais calcul un caquiste ou pire un libéral deviendrait votre député en se faufilant grâce à la division des votes souverainistes.

Ce n'est pas une élection référendaire. Où plutôt si c'est est une dans le fond, car voter pour un parti souverainiste et le porter au pouvoir c'est mettre de l'avant cet enjeu! Pis après, où est la pogne? C'est pourtant clair, le PQ n'a jamais nié être un parti souverainiste. François Legault c'est pas clair sa position constitutionnelle tantôt l'un, tantôt l'autre, allez savoir.

Jean Charest a parfaitement raison quand il dit que le PQ de Madame Marois c'est le référendum et la souveraineté. Il est même un fervent promoteur de cette option c'est fantastique, imaginez même des fonds libéraux ont fait de la publicité pour affirmer cette réalité. C'est vraiment gentil de leurs parts.

Je rêve déjà avec délice la cuisante défaite électorale de Jean Charest et son gouvernement corrompu, de François Legault et ses arrivistes qui ne sont là que pour leur carrière personnelle.

Un gouvernement péquiste majoritaire avec la mise en branle de la souveraineté le plus tôt possible. Et ceux qui craigne que cela arrive un jour, commencez à trembler, car c'est à portée de main.





samedi 18 août 2012

Le choix logique

Puisque les élections sont un moment privilégié de démocratie et le seul véritable pouvoir du peuple de choisir ceux et celles qui les représenteront pour les prochaines années,

Puisque le vote doit refléter les valeurs profondes des gens, basées sur leurs croyances en une vie meilleure,

Puisque nous avons le choix véritable, pas celui que voudrait nous influencer à prendre les médias teintés de favoritisme partial et à peine voilé,

Puisque je suis un souverainiste depuis toujours et contrairement à bien des soi-disant souverainistes qui virent leur chemise pour une job à l'Assemblée nationale,

Puisque je ne sens pas la démocratie respecté ni par les médias, ni par les partis prenant part au débat des chefs,

Je décide de voter pour Option nationale peu importe le résultat.

Depuis 1976, j'ai toujours appuyé et soutenu le Parti québécois, lors des 2 référendums j'ai évidemment milité pour le oui, mais je crois qu'il est temps de donner un coup de pied dans la porte du système et les forcer à changer des choses, sinon à quoi sert la politique.

Être conséquent avec ses valeurs, c'est se respecter. Si je ne le fais pas, à qui pourrais-je m'en prendre si les choses ne tournent pas comme je le désire? Le courage dans la vie nous apprend à nous tenir debout devant l'adversité.

J'étais pour un vote stratégique afin de maximiser les chances d'expulser John James Charest du décor politique, malgré cela je ne peux cautionner le fait qu'un des 5 partis présents à l'assemblée nationale n'a pas le droit de se faire entendre. Ça ne passe pas. Au-delà des diffuseurs à blâmer, il y a aussi les 4 partis qui ont acceptés ces conditions entourant le débat en faisant fi de l'absence de l'Option nationale. Ils sont aussi complice de ce délit de démocratie.

Je suis indépendantiste, intègre et incorruptible, trois qualités dont je dois être à la hauteur. Beaucoup de politiciens ne peuvent pas dire qu'ils en maîtrisent ne serai-ce qu'une. Si la barre pour eux est trop haute, alors ils abaissent les standards pour prétendre s'y conformer.

Ici c'est mon intégrité de démocrate qui est mis en cause, alors je ne capitule pas et je change de camp. Bye Bye Parti québécois!

jeudi 16 août 2012

Les pires ennemis électoraux

Bonjour,

Drôle de scénario électoral au Québec, selon le camp dans lequel on se trouve la donne est différente concernant l'ennemi à abattre.

Pour les libéraux qui croyaient l'avoir facile et attaquant de manière inélégante le Parti Québécois (PQ) avec la bonne vieille peur du référendum et du chaos de la rue, il semble que cela ne fonctionne pas trop, au contraire, le Parti Libéral (PLQ) perd des votes avec cette sombre tactique.

Les libéraux voient arriver dans le collimateur, un ennemi bien plus redoutable que le PQ, c'est la Coalition pour l'Avenir du Québec (CAQ) qui vient gruger ses votes fédéralistes et qui risque de faire bien plus mal au PLQ que le PQ qui de toute façon aura toujours une clientèle opposée. La CAQ prendrait environ un libéral sur deux dans les intentions de vote, ce qui est énorme et fragilise davantage le PLQ et risque de lui faire perdre le pouvoir. Voilà ce qui explique la nouvelle campagne publicitaire du PLQ contre François Legault, chef de la CAQ.

La seule façon de faire de la publicité pour les libéraux est de discréditer leurs adversaires en les attaquant de front sur leurs valeurs et sur leur personne, c'est ignoble et grotesque, mais que voulez-vous c'est libéral.

Pour les caquistes, malgré les bavures à répétitions : Duchesneau qui veux nommer des ministres, Barrette qui joue les victimes dû à son poids et qui traite ses adversaires d'insignifiants et Legault qui attaque les jeunes et leurs parents sur leurs valeurs, ils s'en tirent plutôt bien en attaquant les libéraux ce qui est assez naturel, car leur clientèle est bien similaire, fédéraliste et de droite.

Les caquistes attaquent également le PQ, car les souverainistes mous sont des proies faciles pour ce parti d'arrivistes, de carriéristes et d'opportunistes qui forme le noyau central de cette formation politique. Les tendances du vote du PQ vers la CAQ seraient d'un sur trois selon les sondages.

L'ombre au tableau de François Legault est son passé assez contradictoire de souverainiste et de ministre péquiste. Il ne pourra jamais vraiment s'en défaire et chaque fois qu'il tentera une manœuvre pour promouvoir son fédéralisme nouveau genre, le souverainiste classique lui remontera au visage tel un squelette au fond du placard.

La CAQ devra faire gaffe aux dérapages et démontrer plus de rigueur dans les chiffres pour être crédible, car actuellement tout porte à croire que leurs solutions et les milliards qu'ils promettent ne semblent pas tenir la route des faits.

Pour les péquistes, leur stratégie est simple : s'attaquer au bilan désastreux des libéraux qui après 9 ans au pouvoir ont mis le Québec dans le trou à plusieurs points de vue. La collusion, le favoritisme, la corruption, la nomination des juges, le financement mafieux et j'en passe sont toutes des cibles de choix. Les libéraux ont tellement de prises contre eux que leur position est quasiment indéfendable et les obligent à ne faire que du salissage de leur adversaire pour tenter de sauver la face sur leur triste bilan.

Les péquistes ont une approche rassembleuse et positive avec trois valeurs phares qui sont : s'affirmer, s'enrichir et s'entraider. Bref, ça marche bien pour eux, même les libéraux font la promotion de la souveraineté pour les péquistes et à leur frais, c'est merveilleux n'est-ce pas?

Pour Québec Solidaire (QS), ils semblent avoir une cible de choix le PQ. Je m'explique mal cette approche, celle d'attaquer le plus proche allié naturel: un parti de gauche et souverainiste. Poussons l'illogisme un peu plus loin, Françoise David, cochef de QS disait qu'elle serait prête à appuyer le PQ advenant un gouvernement minoritaire du PQ???

QS avec cette approche semble plus aider le PLQ que le PQ. Se battre contre le PQ est contre-productif et risque de nuire davantage à la cause de gauche que de l'aider, les résultats nous le diront.

Pour Option Nationale (ON), malgré ses 124 candidats qui se présentent, à part Jean-Martin Aussant, pouvez-vous me nommer 5 candidats de son parti? La raison est bien simple, les médias font un travail inéquitable envers ce parti. La Loi électorale est pour claire, tous les partis et tous les candidats doivent bénéficier à par égal de la visibilité médiatique. Or les médias de Québécor et de Gesca ont décidé de bouder ON et de lui refuser toute visibilité. Comme c'est un jeune parti souverainiste, c'est bien normal pour des empires fédéralistes de droites, c'est de bonne guerre diront certains, mais pour d'autre c'est carrément de l'injustice. Même Radio-Canada refuse d'inviter le chef de ce parti au débat des chefs. C'est une honte. Je trouve également que le Directeur général des élections (DGE) semble faire preuve de favoritisme pour certains partis au détriment d'autres, ce qui peut ternir sa supposée neutralité.

Pendant ce temps, les Québécois désirent avoir des visions claires et des idées réalistes de ce que seront les 4 prochaines années avec un gouvernement qui sortira élu le 4 septembre au soir.

mardi 14 août 2012

Le petit Charest Rouge

Bonjour,

C'est donc bien drôle cette campagne électorale, avec les propos des chefs et des candidats vedettes qui en mènent larges, plus larges que nécessaire. On peut sans doute excuser leur inexpérience en politique et en communication pour certains, mais pour d'autres c'est autre chose.

Jean Charest fait en toutes lettres ce qu'il reproche aux autres, ses adversaires ou les médias. Son manque d'éthique qui est flagrant est une véritable honte pour tous les Québécois. Le roi des attaques personnelles qui s'offusque de se faire mettre sous le nez sa collusion avec un Eddy Brandone et qui ne se gêne pas pour attaquer les journalistes d'enquête qui ont fait un travail rigoureux. À preuve, les campagnes publicitaires de salissage et d'attaque personnelle de bas étage, quelle dégoûtante stratégie.

Gaétan Barrette qui braille sur son poids et se dit victime des propos somme toute subtils de Pauline Marois qui ne disait qu'un ministre de la santé se doit d'avoir de bonnes habitudes de vie. Puis dans un deuxième temps, Gaétan Barrette traite ses deux adversaires d'insignifiants. La victime apprend vite à changer de rôle et devient l'agresseur.

François Legault qui tel un justicier pas masqué tire sur tout ce qui bouge pas à son goût, les jeunes font pas assez d'effort, les parents ne leur enseignent pas assez les valeurs du travail, les jeunes asiatiques sont un modèle à suivre. À bas la belle vie, et hourra la production!

Nous sommes mal servis actuellement par ces propos disgracieux, ces attaques personnelles qui trahissent plus leur désarroi personnel que leurs idées politiques.

Autre chose qui m'agace, les millions que chaque parti donnera pour acheter notre vote. La CAQ saupoudre très généreusement les millions voire milliards, à croire que François Legault n'a jamais été ministre et ne connait pas les contraintes budgétaires. Jean Charest est l'As pour resservir les vieilles annonces déjà faites et pour donner des bonbons qu'il avait jusqu'alors refusés.

La priorité de cette élection selon un sondage au début de la campagne était la santé, mais quand on parle d'embonpoint d'un candidat, alors il prend ça comme une attaque personnelle.

L'éducation qui était une autre priorité ne se résume qu'au conflit étudiant provoqué par les libéraux à des fins électorales, mais est-ce uniquement cela l'éducation?

La corruption, la collusion et le financement illégal des partis devraient prendre l'avant-scène de cette campagne, mais cela manquerait d'éthique selon le petit Charest rouge.

jeudi 2 août 2012

L'indignation en chiffres et en aberrations 1

1. Le vol du siècle : Anticosti et Gaspésie

Avant de céder au secteur privé l'ensemble des permis d'exploration gazière et pétrolière qu'elle possédait, Hydro-Québec prévoyait investir plus de 330 millions $ entre 2002 et 2010 afin d'évaluer le potentiel en énergies fossiles du sous-sol québécois et du golfe du Saint-Laurent. Les libéraux ont toutefois mis fin aux activités de la division Pétrole et gaz de la Société d'État, un choix qui revient à avoir bradé les ressources en hydrocarbures du Québec.

Hydro-Québec a cédé les droits de l'Ile d’Anticosti et de la Gaspésie à Pétrolia et Junex, sous prétexte qu'il ignorait le potentiel pétrolier de 40 milliards de barils (100$ le baril = 4000 milliards $). Coïncidence? Plusieurs des membres du CA de Pétrolia et Junex sont d'ex-employés d'HQ qui ont fait la prospection, dont Érick Adam. L’ancien PDG d’HQ, André Caillé (52), siège au CA de Junex depuis 2008. Jean-Yves Lavoie, cofondateur de Junex, a travaillé à la SOQUIP de 1974 à 1980 à titre d’ingénieur pétrolier. Un autre membre du CA, Jacques Aubert, a été membre de la haute direction puis président de la SOQUIP à la fin des années 1990. Le chef des opérations de Junex, Peter Dorrins, a occupé le poste de chef de la division Pétrole et gaz d’HQ de 2003 à 2006. D'ailleurs, le porte-parole du groupe Maitres chez nous - 21e siècle, Daniel Breton, a déposé une plainte à la SQ contre le gouvernement Charest, qu'il accuse d'avoir perpétré le «vol du siècle».

En ce qui concerne Junex, elle contrôle cinq permis sur l'île d'Anticosti. Ceux-ci ont été délivrés en octobre 2007, selon ce qu'indiquent les documents officiels du ministère des Ressources naturelles et de la Faune. L'entreprise doit pour le moment débourser 9440,30 $ par année pour payer ses permis d'exploration, à raison de 10 ¢ l'hectare. Junex réalisera des relevés sismiques sur l'île d'Anticosti sur une distance de 250 km de façon à déterminer où devraient être forés des puits d'exploration dès 2013.
Junex a d'ailleurs demandé un permis au ministère des Ressources naturelles afin de déboiser 3 mètres sur 150 kilomètres afin de réaliser les relevés sismiques. Ceci représente 450 000 mètres carrés qui seront déboisés à l'été 2012. Pour effectuer les levées sismiques, des trous seront forés aux 60 mètres à une profondeur de 8 mètres.

Certains économistes prétendent que l'exploitation ne se réalisera pas sous prétexte que, si c'était réellement faisable, les titres (actions) de Pétrolia et Junex grimperaient en flèche. Un rapport publié par Pétrolia démontre clairement que la baisse ou la stagnation de la valeur des titres n'est aucunement liée à la faisabilité d'exploitation, mais plutôt à de la spéculation. À la question suivante:

"La performance du titre est-elle un mouvement spéculatif ou reflet du potentiel de la Société?"

Le président de Pétrolia, André Proulx, a répondu:

"Quant à moi, si ce n'était de l'incertitude qui règne au Québec relativement aux activités pétrolières et gazières et à la réputation qu'a le Québec sur les marchés, l'action de Pétrolia aurait sans doute poursuivi sa montée. À tout le moins, elle n'aurait pas entrepris la descente à laquelle nous assistons depuis quelques mois. Comme je l'ai dit plus tôt, l'incertitude politique était un des facteurs expliquant la baisse du cours de notre action. Le fait est que le marché interprète les actions gouvernementales de la dernière année comme l'imposition d'un moratoire sur les activités pétrolières et gazières. D'autres ont le sentiment que le Québec est tout simplement opposé à l'exploitation de ses ressources."

Des citoyens québécois ont notamment lancé une pétition demandant un moratoire immédiat afin d'éviter des dommages environnementaux irréversibles (lien de la pétition en référence ci-dessous).

Dans les médias :

En vidéo :

Documents corporatifs :

Pétition :

dimanche 22 juillet 2012

Être réaliste en politique

Depuis quelques semaines, tout comme vous, je lis, je vois et j'entends plein d'informations des plus divergentes concernant les positions des partis politiques et leurs espérances les plus farfelues. À les entendre, tous les chefs de parti seront premiers ministres et formeront le prochain gouvernement. C'est beau la pensée magique, la pensée positive et optimiste, mais ça demeure une pensée qui ne se colle pas à la chose la plus importante, soit la réalité du moment présent.

Un nouveau parti qui à 3000 membres en règle peut-il sérieusement former un gouvernement majoritaire quand il n'a pas encore 125 candidats à présenter, c'est de la pure folie irréaliste et loufoque.

Penser à une coalition souverainiste pour tasser le Parti Québécois fort de ses 90000 membres en règle, c'est aussi de la pensée qui ne tient pas la route.

Penser qu'un nouveau parti avec 9 députés de tout horizon politique : fédéraliste, souverainiste, gauche ou droite formera un gouvernement bien aligné sur des valeurs communes, encore là, c'est du délire.

Toutes les idées sont permises, mais s'aligner sur la réalité, c'est faire preuve de responsabilité, de sérieux et de crédibilité. Si, comme chef de parti, je ne suis pas réaliste, comment pourrais-je justifier que mes actions et mes décisions gouvernementales seront respectables et basées sur le pragmatisme des faits?

Tout cela développe le cynisme en politique parce que les politiciens promettent n'importe quoi et nous emplissent comme des valises.

Actuellement, seulement deux partis peuvent former le prochain gouvernement, les libéraux ou les péquistes. Les autres parties ont une mission, celle d'être un parti reconnu à l'Assemblée nationale (soit en ayant 12 députés élus ou soit 20% des suffrages exprimés), cela est un but réaliste et réalisable pour eux, s'il y travaille bien.

Penser que faire sa campagne sur Internet fera gagner un parti, c'est aussi rêver en couleur. Cela peut générer quelques votes, sans plus, ou en faire perdre en cas de maladresse. Surtout quand je vois la piètre qualité des propos de certains politiciens ou candidats qui disent des énormités à peine crédibles, alors je suis convaincu que cela nuira davantage à leur campagne que de l'aider.

Verrons-nous une vraie campagne avec des idées, des projets et des valeurs qui ne tombera pas dans la seule démagogie entre candidat et parti qui ne feront que de la dénonciation de leurs adversaires?

Certains prédisent qu'elle sera une des campagnes les plus sales de la vie politique québécoise. J'ose rêver que ce ne sera pas le cas, mais là encore je suis réaliste.

jeudi 19 juillet 2012

Stratégies électorales

Bonjour à vous,

Depuis quelques y paraît qu'il va y avoir des élections au Québec en 2012, Commission Charbonneau oblige.

Comme je disais sur Twitter : ce n'est pas une élection référendaire, mais une élection anticorruption libérale qu'il faut gagner à tout prix.

Pour réaliser ce prédicat, la question à se poser est la suivante : quel est le meilleur moyen pour y arriver?

Or ici, surviennent les théories les plus abracadabrantes, voire les plus farfelues.

Avant de démontrer leurs absurdités et de froisser leurs auteurs qui sont de bonne foi certes, permettez-moi un exemple, partant d'un comté fictif qui servira de jauge ou d'échantillon.

Disons le comté fictif de « Lachance », le candidat sortant était un libéral bien connu et respecté dans son milieu (bien oui ça existe encore un libéral respectable). Au dernier scrutin les résultats étaient les suivants :
  • Parti               Votes        Taux 1         Taux 2
  • PLQ  :          13,500         47,7%           29,6%
  • PQ    :            8,400         29,7%           18,4%
  • ADQ :            5,200         18,4%           11,4%
  • QS    :               700           2,5%            1,5%
  • P.V.    :               500           1,7%            1,1%
  • Total :           28,300        100,0%         62,06%
  • Abstentions : 17,300                            37,94%
  • Électeurs :     45,600                            100,0% inscrits
La fiction doit coller à la réalité pour être plausible. Je n'ai pas tenu compte des bulletins rejetés en nombre normal (moins de 1%, i.e. 300). À la dernière élection, il n'y avait pas d'Option Nationale ni de Coalition Avenir Québec. Disons pour continuer l'hypothèse que le taux de satisfaction du gouvernement correspond à la réalité actuelle en se basant sur les sondages courants.

Un sondage donne les chiffres suivant sur les intentions de vote dans ce comté :
  • Parti                 sondage     stratégie 1   stratégie 2   stratégie 3
  • PLQ  :              32%             30%           43%            30%
  • PQ    :              38%             29%           47%            25%
  • CAQ :              15%             14%             3%            14%
  • ON   :                 5%             10%            1%            16%
  • QS   :                 5%               9%            1%            10%
  • Autres :              5%               8%            5%              5%
  • Répondants :   100%
  • Indécis :           35%     non calculés dans les pourcentages ci-dessus.
Avant de mettre les pourcentages associés aux différentes stratégies, permettez-moi quelques précisions additionnelles. Je ne tiens pas compte des indécis, car souvent ils correspondent aux abstentions en règle générale. Ces hypothèses ne tiennent pas compte des impondérables de toute campagne, une mauvaise prestation d'un chef au débat des chefs, une bourde avec un journaliste, un scandale inopiné.

Stratégie 1
Aucun mot d'ordre, tout le monde vote comme il le veut, c'est la démocratie à l'état pur. C'est le souhait le plus cher pour les libéraux et sur lequel il compte le plus. D'ailleurs, les démarches vers le DGÉQ cette semaine le prouvent. Ici, la stratégie de démoniser et discréditer Pauline Marois par les libéraux est le seul enjeu libéral pour espérer gagner et se faufiler entre les insatisfaits qui vont changer de camp pour le vote du PQ vers l'ON ou vers QS ou vers les partis autres.

Stratégie 2
Celle du vote stratégique le meilleur candidat de ON = QS = PQ selon le comté pour éviter la division du vote des forces de gauche, des forces souverainistes et des forces antilibérales. Dans cette stratégie, il faut tenir compte des chances de former un gouvernement de coalition de gauche advenant une victoire. Ce qui est bon pour la gauche souverainiste est aussi bon pour la droite fédéraliste PLQ = CAQ. C'est la seule qui peut permettre le plus d'assurance de gain, n'en déplaise aux opposants de cette thèse.

Stratégie 3
Se défaire des vieux partis et faire la politique autrement. On jette toute l'expérience au détriment de la nouvelle génération et des nouvelles façons de faire la politique réinventée. Ici, le mot d'ordre est de voter QS ou ON et se diviser le pouvoir. Abolir les libéraux et les péquistes et les caquistes. C'est audacieux, mais irréaliste du moins en théorie. Il serait utopique de croire que tous les péquistes vont aller dans ce sens. Malgré quelques gains dans certains comtés, ce serait insuffisant pour remporter plus de comtés avec cette stratégie, car les libéraux ne capituleront aucunement avec cette stratégie. C'est aussi ne pas tenir compte de l'expérience et de l'organisation électorale qui sont le fruit des partis expérimentés, autre avantage indéniable.

Cet exercice nous permet de voir assez simplement les avantages et inconvénients qui se rattachent aux stratégies, mais on oublie aussi quelques facteurs comme un candidat sortant à déjà beaucoup de contact dans son milieu ce qui aide. Je veux voter pour tel parti, mais le candidat me pue au nez, alors que faire?

Bonne réflexion et surtout votez généreusement!














mardi 3 juillet 2012

Liste de priorités d'un Québécois politisé

Voici la liste des priorités d'un Québécois politisé à l'approche des grotesques élections déclenchées sous peu par le non moins grotesque John James Charest. En passant, le 17 septembre semble la date présumée.
  1. Se débarrasser d'un mauvais gouvernement libéral corrompu.
  2. Mettre un gouvernement péquiste majoritaire au pouvoir.
  3. Émettre un moratoire sur les frais de scolarité et déclencher des états généraux sur l'éducation post-secondaire.
  4. Nettoyer le monde municipal de la corruption, Montréal, Mascouche, Laval, St-Jérôme, etc.
  5. Mettre un plan de redevances et de développement adéquat des minières.
  6. Revoir le mode électoral à date fixe, proportionnel et revoir le financement des partis.
  7. Préparer une constitution québécoise et la faire approuver par le peuple via un référendum.
  8. Se débarrasser d'un gouvernement fédéral de trop par la proclamation de la souveraineté.
Une liste des priorités n'est pas une liste d'épicerie, alors elle est brève, mais concise et ordonnée.

mardi 12 juin 2012

Homme de peu de foi

Bonjour,

Je vous écris pour faire suite à une réflexion qui m'habite depuis quelque temps. Je suis très actif sur Twitter et sur Facebook et je constate que les gens expriment davantage leurs craintes que leurs espoirs. Ils créent ainsi une forme-pensée (un égrégore) qui se charge des pensées similaires de tous ceux qui la nourrissent. En clair, si je pense que le carré rouge est signe de violence, je rejoins par la pensée tous ceux qui sont en accord avec cette idée et elle s’amplifie d'autant.

Je suis le premier à tirer sur tout ce qui me semble une injustice et je monte assez rapidement aux barricades pour la dénoncer vertement, mais est-ce la bonne chose à faire? Sans doute qu'il faut dénoncer ce qui va de travers dans notre société, cela crée un chemin vers des changements souhaitables et souhaités.

Au-delà des dénonciations qui doivent être faites, il y a aussi nos attentes qui doivent être fortement orientées vers ce que l'on veut et non vers ce que l'on craint ou redoute. Partir avec la forme-pensée que les libéraux vont être réélus à en faire une croyance n'aidera en rien la cause électorale des souverainistes. Pas plus que de dire que la coalition ne se fera pas parce qu'un ou une chef a dit non l'autre jour, c'est un peu à courte vue.

La peur est un Problème Émotionnel Urgent à Régler.

Tout ce que nous voulons, nous devons le visualiser de manière optimale et ainsi favoriser toutes les possibilités qu'il se réalise. Commencez à parler comme si c'était déjà chose faire. Les élections générales porteront au pouvoir les députés du Parti Québécois avec une écrasante majorité. Rien d'autre.

La souveraineté est à portée de main par la suite avec cette fois-ci la victoire finale qui fera du Québec un État parmi les nations du monde.

Qui pensait honnêtement que le PQ allait gagner dans Argenteuil hier soir? Bien peu de gens, mais ceux qui ont travaillé pour y croyait. Nous pouvons faire de grandes choses, de très grandes choses, mais tout cela passe par la foi en nous. Croire en soi individuellement et en nous collectivement.

Croire que le régime de la peur libérale ne durera pas, que les jeunes sont bons, que le peuple est pacifique et tolérant, que les policiers sont au service de tous, que la justice existe, que les députés travaillent pour le bien commun et que ceux qui ne correspondent pas à ces critères répondront de leurs actes devant la loi tôt ou tard.

J'admire la mouvance actuelle des gens du Québec qui osent se lever et dénoncer les iniquités, qui osent appeler à la désobéissance civile devant des lois abjectes et immorales. Les consciences vaincront toujours les faiseurs d'images fausses. Le parti libéral s'est emmuré dans une rhétorique idéologique qui ne tient déjà plus la route. Plus il avance dans ses mensonges, plus il s'affaiblit.

Aucune force, aucun abus, aucune répression ne viendront à bout de la ferme volonté de changement qui broiera tout sur son passage. Le gouvernement de Jean Charest est voué à l'échec, c'est le début de sa fin.

Mon analyse de la partielle d'Argenteuil

Nombre de bureaux de vote :  180 / 180
Résultats préliminaires du 11 juin 2012
Circonscription d'Argenteuil

Candidats et
appartenance politique
Nombre de
bulletins valides
Pourcentage de
bulletins valides (%)[2]
Majorité
Richer, Roland (P.Q.)6 56836,16 %501
Proulx, Lise (P.L.Q./Q.L.P.)6 06733,40 %
Laframboise, Mario (C.A.Q.)3 88721,40 %
Sabourin, Claude (P.V.Q./G.P.Q.)5432,99 %
Zanetti, Yvan (Q.S.)4902,70 %
Sabourin, Patrick (O.N.)2431,34 %
Lecavalier, Jean (P.CO.Q.)1901,05 %
Lapointe, Georges (IND)1510,83 %
Nicolas, Gérald (É.A.)260,14 %
Bulletins valides : 18 165 98,71 %
Bulletins rejetés : 237 1,29 %
Total : 18 402
Électeurs inscrits : 43 441
Taux de participation : 42,36 %


La lutte a été très serrée et excitante jusqu'à la fin. Le château fort libéral est tombé au main du PQ dans une chaude lutte. C'est une victoire sur plusieurs plans.

Une victoire après 46 ans de règne libéral.
Une victoire contre un candidat vedette de la CAQ l'ex-Bloquiste du coin.
Une victoire contre la libérale qui avait utiliser des fonctionnaires pour l'aider dans sa campagne.
Une victoire des forces souverainistes.
Une victoire d'une grande machine électorale très bien rodée.

Le test de la coalition des forces souverainistes ne tient pas la route ici, car la victoire a été atteinte sans elle. La force du PQ et la faiblesse de QS et de ON sont à tenir en compte. La faiblesse des moyens organisationnels peut expliquer en partie les résultats de QS et de ON. 

La performance de la CAQ a nuit au libéraux quoiqu'en prétendent Jean Charest qui affirme le contraire. La CAQ est un parti de droite comme les libéraux, alors ils se sont diviser le vote. Jean Charest affirmait à RDI ce soir que la CAQ est un mouvement souverainiste, ce qui équivaut à prétendre que le carré rouge veux dire terroriste, menace, violence et quoi encore, n'importe quoi!

Le taux de participation de 42,36% est plus intéressant que dans Lafontaine. quoique plutôt faible.

Bref une belle victoire qui est le prélude à bien d'autres sous peu.

Mon analyse de la partielle de Lafontaine

Nombre de bureaux de vote :  158 / 158
Résultat préliminaires du 11 juin 2012
Circonscription de Lafontaine
Candidats et
appartenance politique
Nombre de
bulletins valides
Pourcentage de
bulletins valides (%)[2]
Majorité
Tanguay, Marc (P.L.Q./Q.L.P.)5 44653,32 %3 710
St-Jean, Frédéric (P.Q.)1 73617,00 %
Cavaliere, Domenico (C.A.Q.)1 59115,58 %
Rivard, Sébastien (Q.S.)6035,90 %
Bérard, Gaëtan (P.V.Q./G.P.Q.)3083,02 %
Zambito, Paolo (O.N.)1671,64 %
Raza, Patrice (P.CO.Q.)1291,26 %
Beauchesne, Marc-André (IND)1041,02 %
Blais, Renaud (P.N.)880,86 %
Boivin, Guy (É.A.)420,41 %
Bulletins valides : 10 214 98,24 %
Bulletins rejetés : 183 1,76 %
Total : 10 397
Électeurs inscrits : 40 679
Taux de participation : 25,56 %


















 Le PLQ ne pouvait pas se permettre de perdre ce château fort libéral. Il l'on gagné haut la main. Le PQ a fait une belle lutte pour finir 2e devant la CAQ en 3e place.  Pour ceux qui prônent une coalition des forces souverainistes ici le total PQ 1736 + QS 603 + ON 167=2506 n'aurait en rien changer le résultat.

Le fait que le PLQ ait envoyé le président de son parti a sans doute aidé au résultat. La faible participation de 25,56% démontre un signe de désintéressement d'une partie de la classe libérale dans ce comté.