dimanche 15 juillet 2012

Les inconvénients du fédéralisme

Bonjour à vous,

Belle journée de canicule pour vous parler politique. :) Pourtant quand j'ai parlé des avantages du fédéralisme hier, personne n'est venu contester son contenu alors, aujourd'hui j'ai décidé d'aller un peu plus loin dans ma démarche de réflexion avec le pendant naturel des avantages en écrivant sur les inconvénients du fédéralisme.

voici donc une liste des inconvénients qu'on peut trouver ici et là :
  1. Le dédoublement des structures
    il nous coûte infiniment trop puisque tout est en double ou presque. Les taxes en double, les impôts en double, la paperasse en double, les ministères en double, les députés en double, les parlements en double, etc.
  2. Le chevauchement et l’opposition des compétences
    le Québec veut un registre des armes à feu, le fédéral veut l'abolir, le Québec veut un traitement des jeunes délinquants bien différent du fédéral, encore là la liste est interminable.
  3. Le déséquilibre des forces
    une population québécoise représentant 22-23% de l'ensemble canadien ne peut avoir voix au chapitre de façon équilibrée contre une population hors Québec de 77-78% de canadiens. Dans ce rapport de force, une minorité sera dominée par la majorité adverse qui fera ce qu'elle veut sans qu'on puisse rien y faire, à part chialer de manière stérile.
  4. Le recours aux tribunaux
    il serait tentant de croire que le système de justice canadien protège de façon équitable les deux nations qui composent ce pays. Rien de plus faux, en regard du point précédent sur le déséquilibre des forces, la Cour Suprême penchait, penche et penchera toujours du côté de la majorité anglo-saxonne. D'ailleurs, les juges francophones sont minoritaires à la Cour Suprême et il y a même un juge unilingue anglophone, alors que tous les juges francophones sont bilingues.
  5. Le non-respect des compétences
    le gouvernement fédéral s'arroge tous les droits pour empiéter dans les champs de compétence provinciale, peu importe les récriminations de provinces qui le dénoncent quotidiennement. Le plus flagrant cas est celui de l’aéroport de Neuville qui outrepasse les droits du zonage agricole québécois parce que le transport aérien relève du fédéral.
  6. L'unilatéralisme du fédéral
    dans une fédération, les membres (provinces) décident ensemble de mettre en commun des pouvoirs entre les mains d'un état fédéral pour le bien commun. Or au Canada c'est le contraire. C'est toujours le fédéral qui décide de tout unilatéralement et ce sont toujours les provinces qui doivent faire reculer le fédéral dans ces décisions, ou à tout le moins les adoucir.
  7. Les décisions internationales
    elles sont de la seule prérogative fédérale alors elles ne représentent que les intérêts de la majorité. Exemple : l'entente de Kyoto sur les gaz à effets de serre, signé par le Canada sous les libéraux et renié par le Canada sous les conservateurs.
  8. Le transfert aux provinces
    le fédéral fait du chantage éhonté avec cela depuis des lunes. Le fédéral coupe les transferts aux provinces en créant ses propres programmes dans les champs de compétence provinciale pour ainsi retenir ses deniers et contrôler les orientations politiques et économiques de ces programmes.
  9. La péréquation
    un système de dépendance financière servant le fédéral majoritaire à contrôler les provinces minoritaires par le biais de ce transfert d'assistance sociale provinciale. Les provinces riches doivent donner aux provinces pauvres et les maintenir ainsi dans la pauvreté et dans la mentalité que le fédéralisme est bon de leur donner de l'argent. Le Québec dans le Canada est une province de "B.S." En lieu et place, si le transfert des argents allait avec les programmes relevant des provinces, la péréquation n'aurait plus sa raison d'être.
  10. La dualité linguistique
    le fédéral est majoritairement anglophone, le Québec est majoritairement francophone, mais minoritaire dans le Canada. Il y aura toujours conflit linguistique en ce domaine, la fonction publique canadienne s’anglicise à vue d’œil, partout on dénote des unilingues anglais qui occupent des postes clés dans la fonction publique. D'ailleurs, le gouvernement fédéral a lancé cette semaine un programme pour soutenir les minorités linguistiques anglophones du Québec, alors que rien n'est fait en comparaison par souci de justice et d'équité pour les francophones hors Québec.
  11. La dualité culturelle
    fort d'une culture très différente, les problèmes de la survie culturelle du Québec ne peuvent trouver écho dans les plans du fédéral qui nie quasiment la culture québécoise, tellement il l'ignore. Il faut que les ministres du gouvernement conservateurs viennent au Québec passer quelques jours autour du 24 juin pour essayer de saisir ce phénomène folklorique qui ne leur dit rien, absolument rien.
  12. Le pouvoir de dépenser du fédéral
    il est discrétionnaire et sans limites, alors à qui cela profite-t-il le plus d'après vous? Le fédéral peut faire ce qu'il veut sans réserve : augmenter les impôts, couper les transferts aux provinces, abolir des programmes, licencier des fonctionnaires pour satisfaire ses visions centralisatrices démesurées. Et les provinces ne peuvent que constater les dégâts sans mot dire.
En résumé, deux structures, deux champs de compétence, deux populations, deux nations, deux visions, deux langues, deux cultures, deux peuples, cela devrait aboutir à la normalité des choses : deux pays.

Si vous en avez d'autres, n'hésitez pas à me laisser vos commentaires.


samedi 14 juillet 2012

Les avantages du fédéralisme

Bonjour à vous,

Puisqu'il faut être positif, il serait opportun de trouver les avantages du fédéraliste avant de le dénoncer alors, allons-y! Je suis un souverainiste au cas où vous ne le sauriez pas déjà, et comme je n'ai pas reçu aucun argument en faveur du fédéralisme, je vais faire de mon mieux.

Dans mes recherches sur Internet, aucune trouvaille digne de ce nom sur les « arguments en faveur du fédéralisme canadien » n'est apparue hormis des portions de blogue des années 19xx.

Donc, la tactique fédéraliste est la suivante : juste empêcher la souveraineté de se produire en entretenant la peur et par la menace de perdre les chèques de vieillesse des petits-vieux.

Voici une liste d'arguments potentiellement plausible :
  1. Le pouvoir des grands États
    • Per capita, les pays les plus riches sont les plus petits du monde.
    • Au Nations Unis, c'est un État = un vote, alors ça change rien.
  2. L'immensité du territoire
    • Ça coûte juste plus cher à entretenir et à protéger.
    • Le territoire du Québec est immense comparé à la plupart des pays du monde.
  3. La péréquation
    • Cette allocation de province pauvre ou si vous préférez ce chèque d'assistance sociale provinciale ne serait plus nécessaire dans un pays qui aurait 100% de sa richesse.
  4. Les rocheuses
    • Toutes les montagnes du monde peuvent être visitées sans qu'on en soit propriétaire.
  5. L'image d'unité d'un grand pays indépendant
    • Le Canada est-il si indépendant que cela de la monarchie britannique?
    • Y a-t-il véritablement unité dans la philosophie actuelle du gouvernement canadien?
    • Est-ce que toutes les provinces sont en accord avec cette philosophie canadienne?
  6. La monnaie
    • Est-ce que l'Euro appartient à un État ou à un ensemble d'États qui ont décidé d'un commun accord de la partager entre eux?
  7. L'armée
    • Découdre un unifolié canadien et coudre un fleurdelisé en lieu et place et voilà, Magie! Nous avons notre armée.
  8.  La fierté d'être canadien
    • C'est quoi ça : être canadien?
    • Demandez à un Albertain s'il est avant tout un Canadien ou un Albertain vous seriez surpris.
    • Demandez à un Québécois, là encore, le même constat.
  9. La liberté canadienne
    • Elle serait également garantie dans un État québécois.
Je n'en trouve pas d'autre. Si vous en avez, laissez-moi un commentaire et je l'ajouterai ici avec plaisir.

Merci :)


mardi 3 juillet 2012

Liste de priorités d'un Québécois politisé

Voici la liste des priorités d'un Québécois politisé à l'approche des grotesques élections déclenchées sous peu par le non moins grotesque John James Charest. En passant, le 17 septembre semble la date présumée.
  1. Se débarrasser d'un mauvais gouvernement libéral corrompu.
  2. Mettre un gouvernement péquiste majoritaire au pouvoir.
  3. Émettre un moratoire sur les frais de scolarité et déclencher des états généraux sur l'éducation post-secondaire.
  4. Nettoyer le monde municipal de la corruption, Montréal, Mascouche, Laval, St-Jérôme, etc.
  5. Mettre un plan de redevances et de développement adéquat des minières.
  6. Revoir le mode électoral à date fixe, proportionnel et revoir le financement des partis.
  7. Préparer une constitution québécoise et la faire approuver par le peuple via un référendum.
  8. Se débarrasser d'un gouvernement fédéral de trop par la proclamation de la souveraineté.
Une liste des priorités n'est pas une liste d'épicerie, alors elle est brève, mais concise et ordonnée.

dimanche 1 juillet 2012

Le Québec déménage

Bonjour à vous,

Depuis plusieurs années, je réfléchis et j'écris sur les raisons de faire la souveraineté du Québec. Je sens ces temps-ci que la mobilisation de la société québécoise rend favorable d'en parler plus et d'en faire la démonstration avec force et conviction.

La journée nationale du déménagement est l'occasion idéale pour se remémorer les principes de toute existence humaine, celle de voler un jour de ses propres ailes. Nous aimons tous nos parents, mais vient un jour où nous allons faire notre vie dans notre maison hors du toit familial. Les adultes se prennent en mains un jour et décident de devenir indépendants de leurs parents.

Comme 60 % des ménages québécois sont propriétaires et 40 % locataires, cela démontre qu’actuellement nous avons la capacité de devenir souverains dès maintenant.

Un être humain équilibré et sensé serait-il craintif à l'idée de voir s'envoler ses enfants dans leur propre vie d'adulte? Au contraire, un parent bien intentionné serait fier et heureux de voir son enfant assumer seul son destin avec la liberté entière de ses actes. C'est la vie!

Pour un peuple, c'est exactement la même chose. Un peuple sous la domination d'un autre c'est de la dépendance et elle coute cher aux deux peuples. Le peuple dominant gère mal les besoins du peuple dominé, car il ne peut les satisfaire pleinement puisqu'ils ne sont pas les siens. Le peuple dominé est ainsi toujours mal servi et il se placera toujours en état de quémandeur ce qui agacera tout le monde.

Le Québec se fait toujours imposer les dictats du fédéral et se place toujours en état de quémandeur subordonnant qui n'est jamais satisfait. Aucune entente « gagnant-gagnant » ne peut se faire entre un dominant et un dominé.

J'aime bien l'expression de l'Option nationale qui parle de faire son LIT avec l'indépendance du Québec. Le LIT est pour faire toutes ses LOIS, collecter tous ses IMPÔTS et signer tous ses TRAITÉS ce qui fait bien le tour de la question.

Il y aura toujours les Bonhommes Sept Heures, les spectres et les zombies du fédéralisme à tout prix. Que voulez-vous, ils ne veulent pas perdre leur domination, leur soif de contrôle est menacée. Alors, il faut s'attendre à des campagnes d'amour intensif, dans lesquelles ils viendront de partout au Canada nous dire combien ils nous aiment. En fait, ils veulent nous faire savoir combien ils apprécient notre soumission et notre contribution à leur enrichissement de peuple anglo-saxon au détriment du nôtre.

Nous sommes payants pour eux. Pensez-vous 30 secondes qu'ils nous endureraient si nous n'étions qu'un fardeau pour eux? Ils sont prêts à nous courtiser juste assez pour nous garder soumis et rentables pour eux.

Les mauvais gouvernements sont bien plus utiles pour promouvoir la souveraineté qu'on pourrait le penser. Quand le peuple se sent floué par la corruption, abusé par ses dirigeants, volé de ses ressources, attaqué dans ses droits, agressé dans sa liberté, il réfléchit alors davantage aux moyens de s'en sortir, contrairement que si les représentants fédéralistes étaient bons et vertueux.

La fierté québécoise commence à prendre vie comme jamais auparavant, grâce aux mauvais traitements infligés aux jeunes par John James Charest qui a trouvé adversaire plus fort que lui : les jeunes! La maladie mentale du gouvernement Charest est si généralisée qu'elle peut être considérée incurable.

L'arrogance Harperienne contribue aussi grandement à l'éveil de l'identité québécoise. Plus le gouvernement Harper chiera sur les valeurs québécoises, plus il aidera notre cause. Comment se sentir fiers d'appartenir à un pays qui est conspué par plusieurs nations à travers le monde concernant l'environnement entre autres?

Nos valeurs sont à 100 lieux de celles des néolibéralistes et des réformistes royalistes albertains avec lesquels rien de commun ne nous lie. J'en aurais tant à dire, mais n'ayez crainte, j'y reviendrai.

samedi 16 juin 2012

Fin de session parlementaire

Bonjour,

Bien que n'étant pas député, j'ai décidé de vous donner quand même quelques commentaires concernant votre travail à travers les observations d'un citoyen qui contribue par ses taxes et ses impôts à payer votre salaire.

Cette session fertile en rebondissements de toutes sortes a permis de nous faire voir les différents députés de chaque parti et de les apprécier plus ou moins selon les situations. Par exemple, lors du débat concernant l'adoption de la loi 78, nous avons pu voir les deux camps à l’œuvre : celui de la loi et l'ordre d'une part et celui de la défense des droits et libertés fondamentales de l'autre.

Les périodes de questions et réponses orales ont été toujours aussi marquées par les questions et décevantes dans les réponses. Bien que je sois contre les libéraux, je ne m'en cache pas, j'aurais aimé des réponses véritables aux questions et non des contre-questions sur les positions de l'opposition officielle au lieu de donner leur position. Revenir constamment sur le port du carré rouge de madame Marois est assez stérile comme façon de participer au débat, ça frise le ridicule (sans jeu de mots). Ceux qui paient des taxes pour entendre ces stupidités à répétition peuvent développer une tendance au cynisme face à la politique stérile libérale. C'est simple l'opposition pose les questions et le gouvernement répond aux questions sans passer par des niaiseries partisanes et insultantes qui n'améliorent en rien le débat.

J'ai vraiment apprécié la solidarité des partis de l'opposition (PQ, ON, QS, 2 ind.) en point de presse pour tenter de faire reculer le gouvernement contre la loi matraque 78 en présence des carré rouge, carré blanc, carré vert. Bel exemple de démocratie dont aurait grandement avantage de s'inspirer le gouvernement qui semble en panne sur le sujet.

J'ai écouté attentivement les points de presse de 4 chefs de parti qui faisaient leur bilan. je les commente maintenant :

Amir Khadir de QS
Pour un député seul, il est drôlement actif. Il utilise manifestement son rôle de député au maximum. Bien que sa position politique ne me rejoigne pas vraiment dans sa totalité, il mérite mon respect et ma considération. Une idée comme ça, il serait utile qu'il pense un peu plus en terme d'alliance stratégique pour aider à passer ses idées.

François Legault de CAQ
Bien que non-député lui aussi, il a fait un bilan de sa jeune formation avec de vieilles idées. La coalition des idées du passé avec une jeune sauce. Une phrase qu'il a dite a fait ma journée : "Vous savez que je suis pour la constance de mes idées et non un opportuniste contrairement aux autres partis." La blague de la journée. Si ce parti n'est pas un ramassis d'opportunistes politiciens alors qu'est-ce que c'est? Quand on descend un parti dont on a déjà été adhérent de leur philosophie, c'est assez tordu de prétendre à autre chose que de l'opportunisme. Quand tu n'es pas capable de faire une course à la chefferie, tu quittes et tu fondes ton parti, n'est-ce pas de l'opportuniste ça? Non, c'est de la fuite.

Pauline Marois du PQ
Avec ses jeunes, mais expérimentés députés, elle a fait un constat de la désastreuse session des libéraux. Sur un ton ferme, mais agréable et sans agressivité, elle était très convaincante. Les questions des journalistes étaient drôles en parlant de son vieux parti, alors que la plupart des jeunes députés qui l'accompagnaient se regardaient en riant. On sentait une belle harmonie entre eux.

Jean Charest du PLQ
Il y a eu deux temps dans son point de presse, un ton déterminé et convaincu pour parler de ses réalisations dont il semblait fier et un ton agressif et de rage en réponse aux questions des journalistes qui étaient pourtant assez dociles avec lui. Les réponses lui étaient quasiment toujours soufflées par Michelle Courchesne. Mais son visage était nettement différent dans ces deux parties.

Mon évaluation :

Au sortir de cette session, je crois que le PQ a gagné des points, par son excellent travail d'opposition certes, mais aussi par la tentative de banalisation des libéraux concernant le port du carré rouge. Au lieu de gouverner, les libéraux on développer une fixation qui leur coûtera cher bientôt. D'ailleurs, le comté d'Argenteuil ravi aux libéraux en est un bel exemple.

Pour la CAQ, elle a perdu des points en appuyant la loi 78 et elle devra vivre avec cette association idéologique à tout jamais. Elle a certes bien manœuvré pour apporter des amendements et ainsi réduire la dureté de cette loi, mais elle a manqué de se reprendre en votant contre la motion de l'opposition qui réclamait le rejet de cette loi 78.

Pour QS, leur député a été à la hauteur de son mandat en prenant toute la place qui lui est due. Il a gagné des points lui aussi.

Pour ON, leur député a aussi démontré sa stature et sa façon de faire les choses avec une belle présence lors de l'interpellation sur la souveraineté. Il a gagné des points. Mais qu'on le veuille ou non, il aurait été un élément clé de plus grande envergure dans le PQ que de quitter et de fonder un autre parti.

Pour le PLQ, sa stratégie électoraliste démasquée par une fuite à l'interne indique que sa structure est fragilisée plus qu'on ne le croit. Tout le monde se demandait pourquoi Jean Charest refusait obstinément de rencontrer les leaders étudiants pour régler le conflit comme un premier ministre et un ministre de la Jeunesse digne de ce nom aurait dû le faire. Donc la stratégie électoraliste en était bel et bien le motif. Il a refusé d'utiliser le bâillon pour ses projets de loi 14 et 27 soi-disant hyperimportants, mais n'a pas hésité à l'utiliser en prétextant l'urgence contre les étudiants avec la loi 78. La perte du comté d’Argenteuil a été le fruit de cette stratégie. Bref, ils ont perdu beaucoup plus de points qu'il ne l'avait pensé.

Voilà pour mes commentaires.

mardi 12 juin 2012

Homme de peu de foi

Bonjour,

Je vous écris pour faire suite à une réflexion qui m'habite depuis quelque temps. Je suis très actif sur Twitter et sur Facebook et je constate que les gens expriment davantage leurs craintes que leurs espoirs. Ils créent ainsi une forme-pensée (un égrégore) qui se charge des pensées similaires de tous ceux qui la nourrissent. En clair, si je pense que le carré rouge est signe de violence, je rejoins par la pensée tous ceux qui sont en accord avec cette idée et elle s’amplifie d'autant.

Je suis le premier à tirer sur tout ce qui me semble une injustice et je monte assez rapidement aux barricades pour la dénoncer vertement, mais est-ce la bonne chose à faire? Sans doute qu'il faut dénoncer ce qui va de travers dans notre société, cela crée un chemin vers des changements souhaitables et souhaités.

Au-delà des dénonciations qui doivent être faites, il y a aussi nos attentes qui doivent être fortement orientées vers ce que l'on veut et non vers ce que l'on craint ou redoute. Partir avec la forme-pensée que les libéraux vont être réélus à en faire une croyance n'aidera en rien la cause électorale des souverainistes. Pas plus que de dire que la coalition ne se fera pas parce qu'un ou une chef a dit non l'autre jour, c'est un peu à courte vue.

La peur est un Problème Émotionnel Urgent à Régler.

Tout ce que nous voulons, nous devons le visualiser de manière optimale et ainsi favoriser toutes les possibilités qu'il se réalise. Commencez à parler comme si c'était déjà chose faire. Les élections générales porteront au pouvoir les députés du Parti Québécois avec une écrasante majorité. Rien d'autre.

La souveraineté est à portée de main par la suite avec cette fois-ci la victoire finale qui fera du Québec un État parmi les nations du monde.

Qui pensait honnêtement que le PQ allait gagner dans Argenteuil hier soir? Bien peu de gens, mais ceux qui ont travaillé pour y croyait. Nous pouvons faire de grandes choses, de très grandes choses, mais tout cela passe par la foi en nous. Croire en soi individuellement et en nous collectivement.

Croire que le régime de la peur libérale ne durera pas, que les jeunes sont bons, que le peuple est pacifique et tolérant, que les policiers sont au service de tous, que la justice existe, que les députés travaillent pour le bien commun et que ceux qui ne correspondent pas à ces critères répondront de leurs actes devant la loi tôt ou tard.

J'admire la mouvance actuelle des gens du Québec qui osent se lever et dénoncer les iniquités, qui osent appeler à la désobéissance civile devant des lois abjectes et immorales. Les consciences vaincront toujours les faiseurs d'images fausses. Le parti libéral s'est emmuré dans une rhétorique idéologique qui ne tient déjà plus la route. Plus il avance dans ses mensonges, plus il s'affaiblit.

Aucune force, aucun abus, aucune répression ne viendront à bout de la ferme volonté de changement qui broiera tout sur son passage. Le gouvernement de Jean Charest est voué à l'échec, c'est le début de sa fin.

Mon analyse de la partielle d'Argenteuil

Nombre de bureaux de vote :  180 / 180
Résultats préliminaires du 11 juin 2012
Circonscription d'Argenteuil

Candidats et
appartenance politique
Nombre de
bulletins valides
Pourcentage de
bulletins valides (%)[2]
Majorité
Richer, Roland (P.Q.)6 56836,16 %501
Proulx, Lise (P.L.Q./Q.L.P.)6 06733,40 %
Laframboise, Mario (C.A.Q.)3 88721,40 %
Sabourin, Claude (P.V.Q./G.P.Q.)5432,99 %
Zanetti, Yvan (Q.S.)4902,70 %
Sabourin, Patrick (O.N.)2431,34 %
Lecavalier, Jean (P.CO.Q.)1901,05 %
Lapointe, Georges (IND)1510,83 %
Nicolas, Gérald (É.A.)260,14 %
Bulletins valides : 18 165 98,71 %
Bulletins rejetés : 237 1,29 %
Total : 18 402
Électeurs inscrits : 43 441
Taux de participation : 42,36 %


La lutte a été très serrée et excitante jusqu'à la fin. Le château fort libéral est tombé au main du PQ dans une chaude lutte. C'est une victoire sur plusieurs plans.

Une victoire après 46 ans de règne libéral.
Une victoire contre un candidat vedette de la CAQ l'ex-Bloquiste du coin.
Une victoire contre la libérale qui avait utiliser des fonctionnaires pour l'aider dans sa campagne.
Une victoire des forces souverainistes.
Une victoire d'une grande machine électorale très bien rodée.

Le test de la coalition des forces souverainistes ne tient pas la route ici, car la victoire a été atteinte sans elle. La force du PQ et la faiblesse de QS et de ON sont à tenir en compte. La faiblesse des moyens organisationnels peut expliquer en partie les résultats de QS et de ON. 

La performance de la CAQ a nuit au libéraux quoiqu'en prétendent Jean Charest qui affirme le contraire. La CAQ est un parti de droite comme les libéraux, alors ils se sont diviser le vote. Jean Charest affirmait à RDI ce soir que la CAQ est un mouvement souverainiste, ce qui équivaut à prétendre que le carré rouge veux dire terroriste, menace, violence et quoi encore, n'importe quoi!

Le taux de participation de 42,36% est plus intéressant que dans Lafontaine. quoique plutôt faible.

Bref une belle victoire qui est le prélude à bien d'autres sous peu.

Mon analyse de la partielle de Lafontaine

Nombre de bureaux de vote :  158 / 158
Résultat préliminaires du 11 juin 2012
Circonscription de Lafontaine
Candidats et
appartenance politique
Nombre de
bulletins valides
Pourcentage de
bulletins valides (%)[2]
Majorité
Tanguay, Marc (P.L.Q./Q.L.P.)5 44653,32 %3 710
St-Jean, Frédéric (P.Q.)1 73617,00 %
Cavaliere, Domenico (C.A.Q.)1 59115,58 %
Rivard, Sébastien (Q.S.)6035,90 %
Bérard, Gaëtan (P.V.Q./G.P.Q.)3083,02 %
Zambito, Paolo (O.N.)1671,64 %
Raza, Patrice (P.CO.Q.)1291,26 %
Beauchesne, Marc-André (IND)1041,02 %
Blais, Renaud (P.N.)880,86 %
Boivin, Guy (É.A.)420,41 %
Bulletins valides : 10 214 98,24 %
Bulletins rejetés : 183 1,76 %
Total : 10 397
Électeurs inscrits : 40 679
Taux de participation : 25,56 %


















 Le PLQ ne pouvait pas se permettre de perdre ce château fort libéral. Il l'on gagné haut la main. Le PQ a fait une belle lutte pour finir 2e devant la CAQ en 3e place.  Pour ceux qui prônent une coalition des forces souverainistes ici le total PQ 1736 + QS 603 + ON 167=2506 n'aurait en rien changer le résultat.

Le fait que le PLQ ait envoyé le président de son parti a sans doute aidé au résultat. La faible participation de 25,56% démontre un signe de désintéressement d'une partie de la classe libérale dans ce comté.

jeudi 7 juin 2012

Qui dit vrai?

Bonjour,

Vous trouverez ici deux textes publiés dans Le Monde Fr qui tranchent par leur différence. Je vais me permettre d'apporter quelques correctifs au besoin en me basant sur les faits qui sont connus, mais qui ont été sciemment omis dans ces textes, histoire de sauver la face de leurs auteurs. Les textes en italiques sont mes commentaires.
Une minorité boycotte les cours

« Beaucoup de choses ont été dites sur le boycottage des cours par une minorité d'étudiants québécois. Parlons des faits.

D'abord, il importe de prendre en considération qu'à l'heure actuelle plus de 70 % des étudiants québécois ont terminé leurs cours et leur trimestre d'études, comme prévu. Cependant, un autre groupe, qui représente moins de 30 % de la population étudiante, a fait le choix de boycotter ses cours. À l'intérieur de ce groupe, une proportion importante d'étudiants n'a pu suivre les cours pour lesquels ils ont payé, puisque l'accès à leur établissement d'enseignement leur était bloqué par des étudiants qui employaient l'intimidation pour les empêcher d'aller à leurs cours.
" On semble oublier que tous les étudiants en grève n'ont pu suivre les cours qu'ils ont payés, pas seulement une proportion. Par souci de respect envers ceux et celles qui ont obtenu démocratiquement le droit de grève et de manifester, il serait plus adéquat de dire qu'ils employaient la manifestation et non l'intimidation. "

Il va de soi que l'éducation joue un rôle central dans la réussite et le développement de la société. En ce sens, le Québec doit augmenter le financement de ses universités, lesquelles font face à des problèmes en raison de leur sous-financement. Sur ce point, tout le monde doit faire sa juste part : l’État, les institutions d'enseignement, le secteur privé et les étudiants.
" On parle de sous-financement, mais on se garde bien de parler de meilleure gestion qui pourrait dégager des fonds. Il semble y avoir une carence à ce niveau. La juste part du secteur privé est de combien? À quel niveau? Et la population payante directement ou indirectement est où là-dedans? On n'en parle pas, ce n'est pas important? "

Après des dizaines d'années de débats, notre gouvernement a mené en 2010 une vaste consultation. Tous les partenaires du milieu de l'éducation ont été invités à discuter des enjeux touchant à l'avenir de nos collèges et universités. Nous avons mené cet exercice avec rigueur, ouverture et franchise. Des consensus en sont ressortis. Le gouvernement croit qu'il est maintenant temps d'agir.
" Cette vaste consultation en décembre 2010 était en fait une opération marketing visant à promouvoir la décision déjà prise par le gouvernement. Devant cette mascarade, les représentants étudiants et les fédérations des professeurs se retirent de cette pseudo-consultation. Cet exercice a été fait avec rigueur certes, mais pour l'ouverture et la franchise, on repassera. "
Sur cette question, notre position est juste et équitable. Elle s'appuie entre autres sur notre objectif, qui est d'assurer l'accessibilité à tous les domaines d'études, pour tous les étudiants, et ce, tout en respectant la capacité de payer des contribuables. En aucun cas, les droits de scolarité ne doivent être un obstacle à l'accès à l'enseignement supérieur.
" L'objectif néolibéral est le coeur du problème. Les contribuables sont surtaxés et demandent au gouvernement de rééquilibrer l’assiette fiscale. Le secteur privé est de moins en moins taxé et le manque à gagner est ainsi refilé aux contribuables qui en ont marre. En passant, les étudiants sont aussi des contribuables, non? " 

Rappelons que les droits de scolarité au Québec sont les plus bas d'Amérique du Nord. Le Québec dispose également du programme de prêts et bourses le plus généreux du continent. Le gouvernement demande aux étudiants de faire leur part, avec une contribution qui représente 17 % du coût de leur éducation. Il s'agit d'une hausse annuelle des droits de scolarité qui représente 39 centimes d'euro par jour.

Afin d'assurer l'accès aux études, depuis mars, nous avons notamment bonifié le programme de prêts et bourses et annoncé la mise en place d'un mécanisme de remboursement de la dette d'études proportionnel au revenu. Néanmoins, certains leaders des associations étudiantes du Québec continuent de militer pour le gel des droits de scolarité. Pour protester, ils encouragent le boycottage des cours.
" En fait, les leaders étudiants demandent en premier les chiffres, les états financiers chiffrant les besoins réels des Universités. Ils demandent aussi, la reddition de compte des Universités dans leurs gestions. Cette demande est actuellement toujours sans réponse. "
C'est donc dans ce contexte que notre gouvernement a fait adopter la loi 78 , "loi permettant aux étudiants de recevoir l'enseignement dispensé par les établissements de niveau postsecondaire qu'ils fréquentent". Celle-ci vise à garantir l'accès à l'éducation, à permettre aux étudiants de suivre leurs cours en toute sécurité. Elle vise également à encadrer les manifestations en assurant la sécurité de chacun, tout en protégeant le droit de manifester et celui de l'accès à l'éducation.
" Comme désinformation on ne peut faire mieux. Cette loi spéciale 78 est d'ailleurs contestée actuellement devant les tribunaux pour les motifs suivants : non-respect des droits fondamentaux d'association, d'expression et de manifestation. Pouvoir abusif à la ministre au détriment du Parlement et du système judiciaire. On est loin des propos de Jean Charest. "

Le Québec est une société moderne et démocratique dont le système judiciaire est indépendant. Notre gouvernement a le devoir de protéger ses citoyens comme l'indique la Charte québécoise des droits et libertés : "Les libertés et droits fondamentaux s'exercent dans le respect des valeurs démocratiques, de l'ordre public et du bien-être général des citoyens du Québec. La loi peut, à cet égard, en fixer la portée et en aménager l'exercice."
" Ici encore mon précédent commentaire s'applique intégralement, la fausse représentation de Jean Charest est honteuse et méprisante. "

Enfin, rappelons que le Québec est un État de droit et une démocratie, qui s'exprime dans l'un des plus vieux Parlements au monde. Notre société a une longue tradition de débats tenus dans le respect des uns et des autres. C'est le Québec que je connais et celui que vous appréciez.
" Belle tentative de redorer le blason du Québec aux yeux de la francophonie mondiale. Parler de démocratie, quand soir après soir, les policiers arrêtent arbitrairement des manifestants festifs et pacifiques, ça ne tient pas la route. De partout au Québec, les casseroles se font entendre pour dire au gouvernement leur indignation. Heureusement, la vérité est plus crédible que les mensonges de Jean Charest. "

Jean Charest, premier ministre du Québec »

Au Québec, "le pouvoir libéral de Jean Charest est usé"

« Le dictionnaire des synonymes a déjà été retourné plusieurs fois pour décrire la mobilisation ayant actuellement cours au Québec. Une grève étudiante sans précédent, qui s'est transformée au fil des semaines en mobilisation citoyenne historique, en grande partie grâce à l'intransigeance du gouvernement de Jean Charest. Depuis les dernières semaines, les médias internationaux se sont emparés de l'affaire. Les images de manifestations et d'affrontements font les manchettes partout à travers le monde. Que se passe-t-il au Québec?
" Les libéraux sont fragiles aux synonymes, c'est un boycott et non une grève. Une grève donnerait des droits aux étudiants alors que des boycotts n'en donnent pas selon les libéraux. Ils sont aussi allergiques au mot "moratoire" qui est pourtant français. Par contre, les épithètes fusent pour démoniser les étudiants et leur mouvement : intimidation, violence, terrorisme, menace, etc."
Les premières traces de la lutte actuelle sont à rechercher dès 2010. À la fin mars , le ministre des Finances du Québec Raymond Bachand dépose un budget qu'il qualifie lui-même dans les journaux de "révolution culturelle". Il n'aurait pas pu mieux dire: le budget est historique. Il contient une série de mesures de tarification et de privatisation des services publics : la hausse des frais d'inscription à l'université y est annoncée (75% en 5 ans), ainsi que l'instauration d'une "taxe santé" annuelle de 200 dollars pour avoir accès au système de santé public et universel québécois et une augmentation de 30% des tarifs d'électricité. Déjà, on le voit: la hausse des frais de scolarité s'inscrit dans une vague beaucoup plus large de mesures d'austérité néolibérales.

C'est à partir du dépôt de ce budget incendiaire que la mobilisation s'ébranle, en crescendo jusqu'au 13 février dernier, où 11 000 étudiants et étudiantes déclenchent une grève générale illimitée. Rapidement, ce nombre gonflera, pour atteindre 300 000 grévistes le 22 mars, dont au moins 200 000 dans les rues de Montréal. Un moment clé de la grève : les étudiants et les étudiantes prennent conscience de l'ampleur et du potentiel de leur propre mobilisation. La lutte commence à s'élargir : les expressions "Printemps québécois" et "Printemps érable" naissent sur la bouche des manifestants. Cela se traduit aussi dans la rue. Les citoyens sont de plus en plus nombreux dans les rues. Des collectifs de poésie apparaissent. De nombreux événements de prise de parole sont organisés. Un mois plus tard, au jour de la Terre, les Québécois sont 250 000 dans les rues pour défendre le bien commun. L'ébullition politique est sociale est à son maximum. Chaque soir, des milliers de personnes descendent dans les rues, majoritairement les étudiants et les étudiantes.
" Mais où est le gouvernement pendant ce temps? Le premier ministre a-t-il rencontré les leaders des associations étudiantes pour dénouer l'impasse? Pour amorcer des négociations? Le gouvernement rétorque qu'il ne négociera pas avec des terroristes??? Lesquels? Le premier ministre peut-il au moins discuter avec eux? Non, car la joute politique est de gagner des points de sondage en vue des élections au lieu de régler le conflit. "
Lorsque le gouvernement de Jean Charest adopte sous bâillon parlementaire la loi spéciale 78 qui suspend les sessions universitaires et encadre sévèrement le droit de manifester. C'en était trop : la marmite saute. La colère accumulée contre le gouvernement Charest en plus de 10 ans se traduit enfin dans la rue. Par dizaines de milliers, des familles québécoises descendent spontanément dans les rues casseroles à la main, et plus seulement à Montréal. Depuis, le tintamarre se fait entendre chaque soir, à 20 heures dans toutes les villes du Québec.
" Après un simulacre de négociation (pour les leaders étudiants) ou de discussion (pour le gouvernement), le gouvernement prétexte une impasse pour rompre les discussions. La ministre de l'Éducation Michelle Courchesne dit qu'elle ne peut aller plus loin politiquement et que c'est une question de relations publiques. En clair, le gouvernement ne veut pas perdre la face et il doit durcir la ligne avec les jeunes. Mais paradoxalement, leur porte est toujours ouverte. "
Le pouvoir libéral est usé. La montée de lait actuelle s'inscrit dans une escalade de l'insatisfaction qui s'étire sur plusieurs années : corruption, scandale des gaz de schiste, favoritisme envers le milieu des affaires, saccage de l'héritage social-démocrate du Québec, gestion déficiente des ressources naturelles. Quelle que soit l'issue de la grève étudiante, la vague de changement qui s'est ébranlé ce printemps ne s'arrêtera pas de si tôt. Contre tous les préjugés, la jeunesse québécoise a accepté de jouer son rôle historique : défendre la justice sociale. Et nous sommes des centaines de milliers. Difficile de ne pas être optimiste.
" J'ajouterais que des milliers de citoyens de tous âges en colère se sont joints aux étudiants et réclament des élections pour chasser ce gouvernement du pouvoir qu'il exerce de plus en plus comme un tyran. "
Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de la CLASSE »

Force est de constater que la dichotomie des positions nous démontre que ce gouvernement est de plus en plus retranché derrière son idéologie néolibérale et de plus en plus éloigné du peuple dans son ensemble. Un premier ministre qui daigne après 106 jours de grève rencontrer les leaders étudiants moins d'une heure et qui passe devant toutes les tribunes médiatiques ou économiques des heures et des heures nous expose sa réelle nature. C'est l'économie d'abord et les étudiants ensuite, venant du ministre de la Jeunesse, dont Jean Charest est le titulaire, c'est très inquiétant!

Vivement des élections!

mardi 5 juin 2012

L'union des souverainistes

Bonjour à vous,

Laissez-moi vous compter une histoire :
« Il était une famille nombreuse qui voulait fêter les noces d'or des grands-parents, mais la partie s'annonçait difficile parce qu'une grande famille veut dire beaucoup d'idées et beaucoup d'attentes. Les fils et filles des grands-parents voulaient tous des choses différentes. Les petits-enfants ne voulant pas être laissés pour compte y allèrent également de leurs demandes.

Devant cette impasse, il y eut un conseil de famille. Tous se chicanèrent en essayant de tirer la couverte de leurs bords. Puis Pierre, un jeune de la famille, leur demanda simplement : mais que veulent grand-papa et grand-maman?

Puis, après un long silence, la raison revint et tous travaillèrent à la réussite de cette fête. »
Dans la situation actuelle, que veulent les Québécois?

Avant de penser en parti politique, comme le font les libéraux et les caquistes, il serait peut-être temps de se demander que veulent les Québécois. Les Québécois veulent :
  1. Un gouvernement intègre
  2. Un gouvernement responsable
  3. Un gouvernement qui protège les démunis
  4. Un gouvernement qui sera juste et équitable envers chacun (individus et compagnies)
  5. Un gouvernement qui aime la jeunesse
  6. Un gouvernement qui prend soin des ainés
  7. Un gouvernement qui veut simplifier leur vie (réduire les dédoublements inutiles)
  8. Un gouvernement qui allègerait le fardeau fiscal (un seul rapport d'impôt)
  9. Un gouvernement souverainiste ultimement.
De plus, les Québécois aimerait voir :
  1. Des députés au service du peuple et non pas de leurs caisses électorales
  2. Des députés qui sont libres de voter hors d'une ligne de parti
  3. Des députés imputables à 100 % de leurs actes
  4. Des députés qui représentent proportionnellement tous les électeurs (élections proportionnelles)
  5. Des députés élus à date fixe
  6. Des députés redevables du parti sous lesquels ils se sont fait élire (changer de parti = démission et réélection sous la nouvelle bannière, sauf comme indépendant)
Évidemment pour cela, il faut élire une majorité de députés pour former le gouvernement et ainsi procéder à ces changements audacieux, mais nécessaires. Soyons clairs, quel parti peut aspirer à cela? Québec-Solidaire? Option-Nationale? Parti Québécois?

Nous voulons tous le meilleur pour le Québec, mais qui en a les moyens? Il est évident que seul le Parti Québécois a des chances d'y parvenir. Je dis bien « a des chances », car la partie est loin d'être gagnée.

Le mode de scrutin québécois est assez biaisé pour favoriser le plus pourri des candidats en cas de divisions des votes adverses. Ainsi, dans un comté où les libéraux et les péquistes seraient proches, si le vote se prend sur la couleur de la robe de la chef péquiste et que 1000 votes se retrouvent pour QS et 500 votes pour l'ON alors le candidat libéral pourrait devancer la candidate péquiste qui finira deuxième. Est-ce ce que nous voulons?

Cette question de fond nous indique ce qu'il faut faire, travailler stratégiquement sur le terrain dans chaque comté ou les enjeux le nécessite pour maximiser les chances de résultats favorables.

Si un ou des chefs s'y opposent, il est de notre devoir de citoyen de se lever debout et de leur faire entendre raison, au risque de les menacer de voter contre eux, puisqu'ils ne représentent pas les besoins de la population, mais leurs besoins individuels et égoïstes.

Un peuple est plus grand qu'un pays,
Un pays est plus grand qu'une idéologie,
Une idéologie est plus grande qu'un parti,
Un parti est plus grand qu'un chef.