dimanche 12 juin 2011

À qui appartient la souveraineté?

Bonjour à vous,

En réaction à la secousse parlementaire à Québec et à la lettre des 12 députés à Jacques Parizeau, j'ai eu le goût de donner mon point de vue.

C'est drôle, ça fait un bout que je me tiens cette réflexion, mais à qui appartient la souveraineté d'un pays en devenir? La réponse qui me revient sans cesse, comme une évidence, c'est à tous ceux qui y souscrivent. Qu'on soit jeune, vieux, homme, femme, ainsi de suite, tout cela n'a guère d'importance. Est souverainiste celui qui y adhère par conviction peut importe ses motifs.

Des députés qui réclament leurs droits de parole et quittent un Parti qui se dit souverainiste sont aussi légitimes de promouvoir la même cause. Je salue le courage et la détermination de ces 4 démissionnaires qui osent se lever pour leurs convictions et les mettre devant les médias. Il y en a trop peu de ceux-là.

Je salue également la maturité du Parti Québécois qui a accusé réception du message clair envoyé par ces démissions et a su se remettre en selle assez sereinement. Enfin diront certains, le PQ se réveille et il commence à bouger pour prendre la place publique et faire la promotion de ce qui semble parfaitement légitime : la souveraineté.

Cet électrochoc est salutaire, car il redonne de la vie à une chose naturelle et vivifiante, celle d'être maître de son destin. Qui rêve d'être assujetti toute sa vie? Vient un temps où les jeunes adultes veulent vivre leur vie, et la nation québécoise est rendue à cette étape aussi. Société adulte, elle peut se gouverner sans demander la permission aux gens de l'ouest canadien, ni au premier ministre qui les représente.

La lettre des 12 députés intitulée - Crise au PQ: les jeunes députés demandent à Parizeau de leur laisser de la place - est parfaitement correcte selon moi, c'est le titre qui est triplement trompeur :
  1. Ce n'est pas une lettre sur la crise au PQ, mais une lettre de 12 députés souverainistes à un autre souverainiste.
  2. Les 12 députés ne demandent pas à Parizeau de leur laisser de la place, mais de leur faire confiance.
  3. Les 12 députés demandent aux médias de leur faire de la place.
Si la rigueur journalistique du Devoir avait été au rendez-vous, le titre aurait pu se lire :
Lettre à Parizeau: des députés souverainistes réclament plus de visibilité et plus de confiance.
Ou quelque chose du genre.

Je suis d'une génération qui à vue grandir le PQ, j'ai voté pour la première fois en 1976, j'ai participé à plusieurs fonctions politiques dans le PQ et à plusieurs fonctions électorales par la suite. Bien que je ne sois plus membre d'aucun parti politique, je n'en suis pas moins souverainiste.

Je reviens à ma question en titre : à qui appartient la souveraineté?

Est-ce le monopole d'un parti politique, d'un chef de parti, d'une tribune? Le Parti Québécois n'est pas le seul véhicule de la souveraineté.

Quand on est rendu frileux par la présence de Jacques Parizeau auprès de son épouse alors qu'elle livre le plus dur discours de toute sa carrière, celui de sa démission. Il est temps de se réveiller. J'ai collaboré comme bien d'autre avec Jacques Parizeau au fil des ans et il a toute ma reconnaissance.

Sa seule présence dérange, je vais vous dire pourquoi. PARCE QU'IL BOUGE POUR LA SOUVERAINETÉ, PARCE QU'IL EN PARLE, PARCE QU'IL L'INCARNE.

Le problème est que ça nous prendrait 1000 Jacques Parizeau, 1000 députés souverainistes, 1000 professeurs d'université, 1000 artistes, 1000 dirigeants d'entreprise, 1000 chefs de ceci ou de cela qui se lèvent au quotidien et font la promotion de la souveraineté.

Mais on s'en remet entre les mains d'une poignée de gens pour le faire à notre place or, la souveraineté nécessite la mobilisation générale de tous ceux et celles qui la veulent.

Au lieu de dire à un de nous faire confiance et de nous faire de la place, prenons notre place. Allons dans toutes les directions possibles pour inonder la société de cette belle et noble quête qu'est la souveraineté.

Au lieu d'écouter les inepties de Jean Charest qui ne fait rien pour le Québec et tente de nous faire accroire du contraire, levons-nous et enclenchons le mouvement irréversible vers notre destinée de peuple libre et fier de l'être!

Vive le Québec!

mercredi 4 mai 2011

Le vent du changement

Bonsoir à vous,

J'ai volontairement attendu à ce moment-ci pour faire mes commentaires concernant les élections fédérales de lundi dernier tellement je voulais observer d'un œil taquin ce que tous les électeurs que j'ai rencontrés ou vus aux médias avaient à dire.

Il y a des gagnants et des perdants, mais lesquels?

Au rayon des gagnants
  1. Les Conservateurs de Stephen Harper qui ont gagné le pari d'être un gouvernement majoritaire.
  2. Les Néo-démocrates de Jack Layton qui contre toutes attentes se sont hissés au poste d'opposition officielle avec une majorité écrasante au Québec.
  3. Le Parti Vert d'Elisabeth May qui s'est fait élire pour une première fois.
Au rayon des perdants
  1. Les Conservateurs qui ont vu fondre leur députation québécoise de moitié alors qu'ils croyaient faire des gains et prétendre représenter toutes les régions du Canada. Ils sont dans un beau dilemme.
  2. Les Libéraux avec une contre-performance historique malgré une campagne correcte de leur chef qui ont réussi à perdre leur majorité torontoise aux Conservateurs et à leur donner une majorité.
  3. Les Bloquistes de Gilles Duceppe qui ont mordu la poussière et qui ont sans doute signé la fin de leur légitimité comme parti à Ottawa.
  4. Les Néo-démocrates qui n'ont pas réussi à empêcher les Conservateurs de former un gouvernement majoritaire.
  5. Les Québécois qui ont voté pour un candidat fantôme, inconnu ou pire unilingue anglais dans leur comté sans même le connaître. C'est de la bêtise démocratique qui frise de l'inconscience crasse.
  6. Le premier ministre Charest qui prétend qu'un gouvernement majoritaire à le devoir d'écouter l'opposition alors qu'il ne l'a jamais fait, même minoritaire. Il faut être gonflé pour dire une telle affirmation.
  7. Le chef de l'ADQ Gérard Deltell qui avec 4 députés, fabule que c'est une défaite pour Pauline Marois. Il faut le faire, il est complètement déconnecté le monsieur, il faudrait que quelqu'un lui dise. Il ne reconnait même pas une montée de la gauche au Québec, tellement il est aveuglé par sa droite.
Ce que cela démontre
  1. La dualité canadienne existe encore plus et elle est très bien palpable sans que des souverainistes s'en mêlent, la droite conservatrice pancanadienne et la gauche québécoise. Deux nations, deux peuples dans un pays qui fait semblant que tout le monde aime tout le monde, c'est un mensonge.
  2. J'aime bien l'analyse de Bernard Landry quant à la dernière chance que les Québécois donnent aux fédéralistes, qui après les Conservateurs et les Libéraux se tournent pour une dernière fois vers un NPD centralisateur qui aura bien du mal dans l'opposition à revendiquer les aspirations québécoises à Ottawa.
  3. La nécessité de recentrer les forces nationalistes et souverainistes à Québec et de les faire travailler à la construction du pays du Québec, n'en déplaise aux fédéralistes.
  4. Les Québécois se réveilleront avec un goût amer dans la bouche et après la lune de miel avec le NPD passée, ils seront encore plus mobilisés à réaliser la seule issue unificatrice pour eux, c.-à-d. : la souveraineté.
  5. C'était sécurisant d'avoir des souverainistes à Ottawa, pour entretenir les sempiternelles revendications maintenant nous devrons prendre nos décisions unilatéralement sans demander la permission ni l'autorisation, comme des adultes majeurs et responsables. Fini de quémander, d'exiger ou de négocier. La souveraineté doit être déclarée à Québec par les Québécois, pour les Québécois.
Bref je serai de toutes les tribunes pour réclamer la souveraineté au nom des Québécois qui le voudront bien.

Sylvain

P.-S. : Monsieur Harper disait lundi soir qu'il allait être le premier ministre de tous les canadiens qu'ils aient voté pour lui ou non, je refuse son offre d'avoir comme premier ministre un Conservateur Albertain qui ne représente absolument pas mes valeurs et ce que je suis. Je préfère me gouverner seul plutôt que d'avoir un tel fardeau à souffrir. I'm not a canadian, je suis un Québécois! Et ça, il ne le comprendra jamais!

samedi 9 avril 2011

Les élections fédérales

Bonsoir à vous,

J'observe, je lis et j'écoute tout ce qui se dit par les différents partis et les différents candidats pour me faire une idée dans quelle direction ira mon vote.

Les Conservateurs
Je suis outré de la façon dont les conservateurs prennent les Québécois pour des valises. Ils prétendent être le parti de toutes les régions et ils ont peine à accepter des électeurs qui ne sont pas de leurs bords; or l'ouverture des régions passe par l'ouverture à tous les électeurs de quelques allégeances qu'ils soient.

Un parti qui se dit de toutes les régions et qui fait une campagne avec les portes closes et sur invitation seulement est bien loin du concept qu'il tend à véhiculer dans la réalité.

Un parti de toutes les régions qui refuse de remettre au Québec les 2,2 milliards concernant l'harmonisation des taxes décriés par tous les intervenants québécois est assez peu représentatif des valeurs qu'il veut nous faire croire à son sujet.

Un parti des régions qui dénonce une hypothétique coalition seulement évoquée par eux alors que leur chef était prêt en 1993 à former une coalition est peu crédible.

Un parti qui favorise la militarisation à outrance au détriment des citoyens les plus défavorisés de la société est plutôt biaisé dans son approche de toutes les classes.

Pour les Conservateurs, il suffit de réparer le pont Champlain et d'attendre qu'il tombe avant de faire quelque chose, d'offrir des promesses de réduction médiocre dans 5-6 ans alors qu'ils ne seront peut-être plus au pouvoir, ce parti manque de courage et de détermination.

Un chef conservateur qui prétend ne pas connaître le passé d'un de ses plus proches collaborateurs est un fieffé menteur.

Alors, il est évident que je ne peux m'abaisser à donner mon vote à un tel parti qui a peine à reconnaitre les spécificités québécoises et les besoins particuliers qui en découlent.

Les Libéraux
Parlons du parti libéral, un grand parti qui au fil des ans s'est diminué par lui-même. Il s'est autodéconnecté de la réalité québécoise au point qu'il est devenu peu crédible à plusieurs niveaux.

Il ont eu le tour de poignarder un chef intellectuel pour en nommer un autre au même poste alors où est la différence, même la plate-forme est colorée avec les mêmes teintes. Les Québécois ont du mal à oublier les bavures du scandale des commandites.

Un parti libéral qui a appuyé les conservateurs pour les maintenir au pouvoir à tant de reprises ne peut prétendre être différent des conservateurs, ne pas avoir eu le courage de former une coalition en 2008 fut plus une faiblesse qu'une force et leur calcul stratégique ne démontra que la mollesse de leurs convictions.

Un chef peu charismatique qui ne fait pas grande vague m'apparaît difficilement comme candidat au poste de futur premier ministre.

Pour toutes ces raisons, mon vote ne sera pas libéral non plus.

Les Bloquistes.
Il y a dans ce parti des attentes et une ligne de conduite claire et nette qui nous situent avec un réalisme désarmant et qui tranchent avec les partis manipulateurs qui tentent d'avoir notre vote.

Ils ont toujours prétendu être un parti souverainiste? Vrai!
Ils ont toujours revendiqué les droits et privilèges bafoués des Québécois par les députés des gouvernements libéraux et conservateurs, confondus dans le passé, à Ottawa.
Ils n'ont jamais voulu le pouvoir à Ottawa, pourquoi en être surpris?

Bien qu'ils soient souverainistes, n'en déplaise à ses opposants fédéralistes, ils sont aussi légitimes comme députés que les autres. Ils sont aussi légitimes comme citoyens canadiens de mériter les pensions de parlementaire que les autres députés du Parlement.

Il y a des pensions pour des sénateurs nommés de façon partisane qui sont bien plus moralement discutables que celles des députés dûment élus pas des électeurs en pleine légitimité.

Pour ces raisons, je voterai pour la candidate du Bloc Québécois.

Une autre dimension est que comme souverainiste dans ma tête et dans mon coeur, je ne peux me reconnaitre dans aucun autre parti que le Bloc Québécois. Je préfère me respecter en votant pour le seul parti à Ottawa qui représente mes aspirations que de me prostituer à voter libéral pour avoir le pouvoir que je ne désire absolument pas dans un autre pays.

Le seul pouvoir auquel j'aspire est celui d'être un citoyen libre d'un Québec souverain. Les fédéralistes nous chient dessus et ensuite tentent de nous faire accroire qu'ils sont avec nous. Les Québécois sont fiers et ne se laissent pas acheter par des menteurs et des maîtres-chanteurs fédéralistes de type conservateur ou libéral.

La légitimité du Bloc Québécois est aussi probante que tout autre parti confondu. Je n'ose imaginer ce que serait le parlement canadien sans une présence qui défend véritablement et uniquement nos intérêts comme le Bloc, nous nous ferions joliment écraser par les priorités des autres et sans retenue. Les opposants sont bien mal pris, car ils trouvent chez les députés du Bloc un adversaire qui ose se tenir debout pour décrier les injustices et le favoritisme; qui revendique la juste part qui nous revient puisqu'ils tiennent tant à ce que nous fassions partie de la grande famille canadienne!!!

Je suis un Québécois souverainiste, alors je vote en respect de mes convictions, pouvez-vous en dire autant?

Sylvain

dimanche 3 avril 2011

La colère

Bonjour à vous,

Sur Facebook une amie écrit : "Le guerrier agit, le fou réagit (The peaceful Warrior)". Cela m'a donné le goût d'écrire sur la colère.

La colère quelle énergie! Si elle était canalisée correctement, elle alimenterait tous les besoins énergétiques de la planète. Pour l'avoir expérimenté de différentes façons et à différentes époques de ma courte vie sur terre, je peux vous dire qu'elle détruit plus qu'elle ne construit. Elle mène à la démesure et au dérèglement de tout ce qui ne veut qu'une chose l'équilibre. La colère est une illusion de contrôle alors que dans les faits, elle représente la manifestation flagrante de la perte de contrôle sur tout et surtout de soi.

La solution à la colère est de reconnaître que tout est là pour une bonne raison et qu'il ne sert à rien de nier les faits, mais que je dois comprendre le pourquoi des choses au lieu de lutter pour m'illusionner de ce que je voudrais qu'elle soit. Quand une situation, un événement ne se produit pas comme je le veux, quand une personne ne répond pas à mes attentes comme je le désire. C'est à moi de changer mes attentes, mes désirs et de comprendre que les choses et les gens sont ce qu'ils sont et non comme je voudrais qu'ils soient.

Accepter les choses et les gens comme ils sont et agir sur ce que je peux changer ou influencer tout en acceptant ce que je ne peux changer voilà ce qui me reste à faire pour être heureux et en paix avec tout l'univers.

Je peux me battre contre la vie, la famille, les amis, les situations, les événements qui ne font pas mon affaire, mais au bout du compte ça change quoi? RIEN, hormis des conséquences néfastes sur ma santé et dans mes relations avec les autres qui m'entourent.

J'ai vécu longtemps de la colère envers la vie suite au décès de mon père alors que j'avais 12 ans, puis pendant 8 ans de lutte et de bagarre stérile contre la vie, est-ce que cela a changé quelque chose? Est-il revenu à la vie? Absolument pas, mais je sombrais dans la maladie physique et mentale. Or, éclair de génie ou peut-être de guerre lasse, je me suis mis à accepter ce qui est et je me suis simplement placé en disposition de changer ce que je pouvais pour mon mieux-être. Depuis ce temps, ma vie s'est grandement amélioré, dans la compréhension, la reconnaissance et la gratitude en fin de compte de ce qui est.

Je suis reconnaissant envers la vie de ce qu'elle est et non de ce que je voudrais qu'elle soit.

Je suis en colère de ce que je ne comprends pas ou de ce que j'ai peur. Je suis dans la reconnaissance de ce que je crois comprendre et de ce que j'accepte que je le comprenne ou non.

Le guerrier agit, le fou réagit, l'enfant gémit et le sage sourit.

Bon dimanche,

Sylvain

lundi 28 février 2011

Comment vous libérez-vous de votre colère?

Bonjour à vous,

Cette question (posée sur Facebook par une amie) m'a ouvert la porte à parler des émotions qui nous habitent et comment les prendre en charge.

Une émotion est souvent une réaction émotive physiologique intérieure à quelque chose d'extérieur qui survient par un événement ou par quelqu'un qui dit ou fait quelque chose qui déclenche un processus et nous fait réagir.

La question à se poser d'abord c'est pourquoi je réagis à cela? Qu'est-ce ce que ça éveille en moi, qu'est-ce que ça réveille en moi que je croyais endormie pour de bon?

Le fait d'identifier clairement l'émotion en question fait partie du processus de libération. Je ne peux pas me libérer de ce que je n'ai pas clairement identifié. Souventes fois, la situation actuelle nous fait réagir sur une vieille émotion enfouie non résolue que l'on croyait, à tort, réglé pour de bon alors qu'elle refait surface en disant : coucou, je suis encore là.

On parle présentement de Roch "Moïse" Thériault qui suscite plein d'émotion allant du dégoût des atrocités qu'il a commises à l'exubérance de l'annonce de sa mort en passant par le sentiment que son sort a été réglé et que ses victimes ont été soulagées.

« Le côté humain dit bravo, le côté divin dit non à la violence sous toutes ses formes. Je ne détestais pas cet homme, mais plutôt les gestes abjects qu'il avait posés de son vivant. Qui suis-je pour le condamner? Il avait à vivre cette vie pour apprendre sur lui. Les victimes de ses actes de barbarie avaient aussi quelque chose à apprendre là-dedans. Qui sait. Dans la joie ou dans la douleur, nous apprenons. Je lui envoie de la lumière blanche, beaucoup de lumière blanche. » Voilà ce que j'écrivais en rapport avec l'annonce de sa mort.

Toutes nos émotions sont des guides pour notre apprentissage sur nous. Les accueillir pour cette noble fonction change radicalement la donne.

Un matin, je suis en colère sans trop savoir pourquoi. Je me lève du mauvais pied comme on dit. Achalez-moi pas ce matin, je veux avoir la paix, bon!

Pourquoi je me sens ainsi? Quel est le message que mon corps émotionnel veut me donner par cette émotion? De quoi ai-je peur? Qu'est-ce que je cache derrière cette émotion de façade? Est-ce un manque dans ma vie que je camoufle par cette rebuffade? Ai-je tout simplement un besoin non comblé de sécurité, d'affection, d'approbation, de reconnaissance?

Comme vous le voyez, une émotion est un signal d'alarme qui nous avertit qu'il y a un ménage à faire avec une croyance (erronée ou non) dans notre vie. Si cette croyance est en accord avec mes valeurs de vie fondamentale alors l'émotion sera moins vive que si elle va à l'encontre de mes valeurs auquel cas la réaction émotionnelle sera vive, frisant la démesure aux yeux des autres.

Après la partie identification vient la partie prise de contact subtil. Je ne peux libérer une émotion que je n'ai pas accueillie, que je nie, que je refuse de voir, de toucher, de goûter. Il faut laisser monter en soi cette émotion, c'est là le bout où les gens fuient le plus et pourtant, toute la guérison passe inévitablement par là. Tant que je n'ai pas reconnu le côté violent de mon être, je ne peux pas laisser partir ma répulsion de la violence faite par les autres autour de moi ou sur moi.

J'apporte ici une parenthèse: cela n'excuse pas tout, mais nous aide à comprendre que ce qui me dérange chez l'autre se trouve en moi et que je n'ai prise que sur ce qui se trouve en moi et sur rien d'autre.

Puis vient enfin la libération quand j'ai assez goûté une émotion si douloureuse soit-elle, que je peux la comprendre et saisir le message qu'elle véhiculait, alors je peux lui dire merci de son enseignement et la laisser partir, la libérer parce que j'en ai plus besoin pour évoluer.

Puis je peux rendre grâce de cet enseignement privilégié qui m'a été donné par cette émotion qui est une école des plus vraies.

Je ne peux me mentir à moi-même, tôt ou tard la vérité fera toujours surface avec son implacable justesse. Rien n'est condamnable tout est compréhensible, disait quelqu'un.

Bon ménage,

Sylvain

vendredi 25 février 2011

Avoir la foi

Bonjour à vous,

L'essence sans couleur, sans forme, impalpable, Dieu,
ne peut être contemplée que par le guide de l'âme, intelligence ;
autour de l'essence est le séjour de la science parfaite
qui embrasse la vérité tout entière.

-Platon

Depuis quelques jours, je jongle avec cette idée d'écrire sur le sujet de la foi parce qu'il est d'actualité au Québec ces jours-ci.

Depuis la croisade du maire de Saguenay, Jean Tremblay, pour faire respecter son droit de faire une prière en public avant les délibérations du Conseil municipal de sa ville.

Et la réaction du maire de Saint-Jérôme, Marc Gascon qui, par manque de courage ou peur des représailles, abdique à cette pratique pourtant en vigueur dans sa ville.

Alors que plusieurs villes en Ontario font la prière avant leurs délibérations du Conseil sans le moindre problème, ni aucunes représailles à l'horizon.

Il me revenait en tête une question assez percutante : «si on vous accusait d'être chrétien, aurions-nous assez de preuve pour vous condamner?»

Cela met en lumière le principe d'avoir le courage de ses convictions. Certains l'ont, d'autres pas. Que ce soit d'une religion ou d'une autre, c'est le même constat.

Traiterions-nous de fanatique quelqu'un qui dit une simple prière pour permettre un recueillement avant une assemblée délibérante où des décisions seront prises pour le bien commun?

Je pense que les extrêmes sont à proscrire. L'abus existe dans le trop faire et dans le laisser-aller. Il est sain qu'un moment de réflexion à haute voix telle une prière ou de silence soit offert à ceux et celles qui auront à prendre des décisions. Je ne serai jamais mal à l'aise à voir quelqu'un prier dans une telle situation.

Les extrémistes du laïcisme existent aussi. Il faudrait, selon eux, abolir tout symbole religieux, notamment les sapins de Noël, car ils en font partie. Soyons sérieux.

Je ne revendique aucun statut particulier pour quelques religions que ce soit. Mais laissons le gros bon sens dicter les nuances à apporter dans tout cela.

Pour avoir la foi, il faut à tout le moins savoir en quoi ou en qui. Cela m'amène sur un autre sujet plus fondamental, Dieu existe-t-il?

Hier soir, je discutais au souper avec mon fils de 17 ans et lui posait la question : est-ce que tu crois en Dieu? Est-ce que tu crois qu'il existe un Dieu au-dessus de nous. Sa réponse fut assez simple : non c'est tout de la m...

Pour ma part, je crois que la nature est remplie de preuve de l'existence d'une puissance supérieure à l'être humain. Je serais bien prétentieux et vaniteux de penser que ce sont uniquement les hommes et les femmes qui font tourner la Terre autour du Soleil, à moins que je ne croie pas à ça non plus.

La représentation de ce Dieu diffère d'une personne à l'autre, mais il importe de reconnaître les constances communes qui sont là devant nous.
  1. En science, plus on étudie les phénomènes qui nous entourent, plus on cherche à comprendre la source de toutes choses, plus on en vient à la conclusion qu'il existe une force inconnue qui régit tout cela. Que ce soit dans l'infiniment grand (le cosmos) comme dans l'infiniment petit (l'atome) tout est là. Sans cette énergie première, rien ne peut s'expliquer complètement de façon satisfaisante.
  2. En médecine, il arrive parfois que des guérisons miracles surviennent et que les spécialistes ne trouvent aucune explication médicale cohérente et appelle cela un mystère de la nature. On dit également que le temps guérit tout, qu'il est notre meilleur allié, mais qui régit le temps?
  3. En philosophie, l'existence ou non de Dieu est un débat sans fin. Chacun ira au bout de son argumentaire pour prouver ou tenter de prouver sa conception de l'existence ou non de ce Dieu.
  4. En théologie, de longues études démontrent qu'une existence Divine précède tout ce qui est. Quelles que soient les religions, toutes convergent vers une source unique avec différentes approches et différents dogmes. Mais toutes s'entendent sur l'existence d'un Dieu source.
  5. En spiritualité, le chemin diffère, mais la source rejoint les autres. Certains passent par les énergies des Maîtres ascensionnés ou des Anges guides, mais tous ces chemins convergent vers une unique source Dieu.
  6. En scepticisme, même la personne qui se dit athée croit en un système ou en des valeurs et principes qui soutiennent sa raison de vivre. En fait, l'athée véritable n'existe pas. Il s'agirait plutôt de l'agnostique qui ne sait pas en quoi croire parce qu'il n'a pas appris sur le sujet.
Peut importe tes croyances, mais croit en quelque chose ou en quelqu'un et tu croitras. Notre croissance passe par notre croyance. Un modèle idéal vers lequel on tend, pour lequel on fait des efforts pour lui ressembler et devenir meilleur, est assurément le meilleur moyen de s'améliorer.

Il est dit dans plusieurs écrits de différentes façons qu'il te sera fait selon ta foi, alors aussi bien croire en quelque chose de bien, de beau, de grand et d'édifiant que de croire en rien, que tout est vide et sans valeur comme le prétendent certains.

Le plus sceptique devient le plus croyant. Lisez la vie de Saint-Augustin et vous verrez. Ne me croyez pas, mais vérifiez par vous-mêmes et croyez!

Sylvain

jeudi 3 février 2011

Je suis fier de moi parce que...

Bonjour à vous,

En cette semaine de la prévention du suicide, j'écris un article qui porte sur une des solutions dont j'ai eu le privilège d'expérimenter et qui donnent des résultats dans tous les cas.

Vous êtes sans doute intrigués, n'est-ce pas? Je vous le concède, c'est assez présomptueux de prétendre que ça fonctionne dans tous les cas pour se sortir de cette tendance suicidaire.

Cette solution est un travail sur soi de manière constructive et graduelle. Elle peut débuter dès maintenant et peut importe d'où vous partez. Elle est simple et facile d'approche, car c'est vous qui en gérez la progression et le rythme.

Bon OK! Sylvain vas-tu nous dire de quoi il s'agit?

C'est de faire 5 phrases par jour qui débute par : je suis fier de moi parce que...

Exemple : je suis fier de moi parce que je me suis levé ce matin avec le sourire. Je suis fier de moi parce que je suis allé pelleter mon entrée. Je suis fier de moi parce que j'ai salué mon voisin. Je suis fier de moi parce que j'ai dit bonjour à mon fils en arrivant à la maison ce soir. Etc.

Cela peut vous sembler simpliste, mais je vous mets au défi de l'essayer pendant quelques jours et si vous ne voyez pas de différence, ce que je doute, laissez-le-moi savoir et je vous offrirai un plan B.

Ce simple exercice m'a permis de reprendre le contrôle sur ma vie en me fixant sur ce que je fais de bien au lieu de me fixer sur ce qui ne fonctionne pas dans ma vie.

Quand on commence à reconnaître ce que l'on fait de bon, on finit par cesser de penser uniquement à ce qui nous emmerde. Les gens souffrent parce qu'ils ne voient que le côté sombre de la vie. En prenant conscience des belles choses qui se passent dans leur vie les gens s'accrochent un sourire et la vie devient alors plus légère pour eux.

Qui sont les grands gagnants dans tout cela?

Ceux qui le feront, mais aussi ceux qui les entourent (conjoint, enfants, parents, amis) et la société en général.

Être plus heureux, c'est une décision. Passer à l'action c'est une réalisation.

Bonne réalisation!

Sylvain

mardi 1 février 2011

Le mal à l'âme

Christian Tétreault Fanpage C'est la semaine de prévention du suicide. Si seulement il y avait un truc pour battre la bactérie mangeuse d'âme. En parler, peut-être. Juste en parler.

Je voulais commenter sur cette semaine de la prévention du suicide. C'est un sujet tabou pour certains, pour d'autres c'est trop difficile de garder le silence tellement c'est quelque chose de lourd qu'il faut absolument le partager.

Certains voient dans le suicide la fin de leurs problèmes, sans se soucier des conséquences pour leur entourage immédiat (conjoint, enfants, amis, famille). C'est facile de croire qu'il suffit d'apporter une solution définitive et permanente à une situation temporaire.

Le slogan qui dit : « le suicide ce n'est pas une option » est faux. Le suicide est une option, mais est-ce la meilleure? Là est la véritable question.

Mais je me pose la question sous-jacente, la personne qui se suicide a-t-elle vraiment réglé le problème? Je n'en suis pas du tout convaincu. Mes recherches sur la vie m'ont démontré que ce que je n'ai pas réglé dans cette vie-ci, je vais devoir y faire face de nouveau dans la prochaine.

La culture hindoue parle de karma et de dharma, je vous cite la pensée de ce jour de Omraam Mikhaël Aïvanhov :
« À l'instant où vous agissez, vous déclenchez inévitablement certaines forces qui produiront inévitablement aussi certains résultats. C'est cette idée de rapport de cause à conséquences qui est d'abord contenue dans le mot « karma ». C'est ensuite que ce mot a pris le sens de paiement pour une transgression commise. On peut donc dire que le « karma » (dans le second sens du terme) se manifeste toutes les fois qu'un acte n'est pas absolument inspiré par la sagesse et l'amour divins – ce qui est le cas la plupart du temps. Mais l'être humain fait des essais et il faut qu'il s'exerce. Ces essais sont maladroits, imparfaits, mais ce n'est pas grave, il doit se corriger, réparer ses erreurs, et bien sûr pour cela il peine, il souffre.
Vous direz : « Mais alors, puisqu'en agissant on commet obligatoirement des erreurs et qu'on devra souffrir pour les réparer, il vaut mieux ne rien faire ? » Non, il faut agir. Évidemment, vous souffrirez, mais vous apprendrez, vous évoluerez… et un jour vous ne souffrirez plus. Quand vous aurez appris à agir correctement, quand tous vos actes, toutes vos paroles seront inspirés par la bonté, la pureté, le désintéressement, ils n'entraîneront pas de « karma », mais ils attireront des conséquences bénéfiques. C’est ce que l’on appelle le « dharma »."
Une autre perspective en rapport avec le suicide est la notion de courage versus la lâcheté. Il faut du courage, mais qu'est-ce que le courage d'abandonner versus celui de continuer à lutter pour vaincre le problème qui parait insoluble à celui qui le vit? Le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de faire face à sa ou ses peurs.

Le mal de l'âme, combien de gens ont, à présent, au moment où vous lisez ce texte, ce mal qui les ronge? Qu'est-il? Cette sensation profonde de rupture de contact avec la source de toutes les énergies qu'on appelle la vie. Cette prise de contact se fait par l'entremise de trois choses fondamentales : notre mission sur terre, nos relations humaines, notre sentiment d'utilité.

Si je n'ai plus de contact avec une de ces trois dimensions, c'est le néant, la dépression, le désespoir et la pulsion de vie se transforme en pulsion de mort.

Pour vous parler un peu de moi, j'ai passé par plusieurs de ces phases, avec à plus d'une fois le désir d'en finir. Mais conscient que ça ne réglerait probablement rien et que tout serait à recommencer dans un autre temps ou un autre lieu, j'ai choisi d'y faire face ou plutôt de me faire face.

Quand un suicidaire décide de se regarder en face avec honnêteté et simplicité, qu'il laisse tomber ses masques alors tout devient possible.

Il y a des ressources disponibles, et la première ressource disponible immédiatement est de sentir son sang couler dans ses veines et de se dire que cela a une raison d'être. Regardez à présent vos bras et sentez le sang qui y circule c'est la vie mon ami. Tout part de là.

Je connais des gens qui n'ont pas pris le temps de s'arrêter à sentir la vie et de la prendre à pleine main et ainsi rebondir dans une autre stase, un autre état de vie.

J'ai changé le désespoir pour des espoirs. J'ai abdiqué à la mort pour vivre ma vie intensément. Quand la mort nous attire (pulsion de mort), au même moment la vie nous fait signe aussi (pulsion de vie), l'accueillir et lui faire fête (la célébrer).

Je souhaite à tous ceux et celles qui liront ce texte de prendre la décision de vivre intensément la vie c'est tellement précieux ce cadeau tellement qu'on l'appelle un présent!

Vivre, c'est aller au bout de soi!

Sylvain

jeudi 20 janvier 2011

Besoin urgent de positif

Bonjour à vous,

Je me faisais la réflexion suivante : les gens ont un urgent besoin de positif. Toutes les informations, les nouvelles sont axées uniquement ou presque sur ce qui va mal en ce bas monde. Même la météo nous parle de dépression et les humains veulent être plus heureux.

Si je vous demandais de dire l'affirmation suivante à voix haute :

« Je suis fait pour le bonheur et je choisis d'être heureux! »

Allez-y, dites-le, ne soyez pas gênés c'est de cette affirmation dont dépend votre bonheur, alors l'avez-vous fait? Ceux qu'ils l'ont fait, bravo! Que votre réalité soit en accord avec votre décision. Les autres, bonne chance, mais ne venez pas pleurer sur votre sort.

Je suis tranchant avec ce message, car la vie est juste et elle n'épargne personne. Il vous sera fait uniquement selon votre décision d'être heureux ou non. Aucune échappatoire. Aucun compromis. Aucune négociation.

« La plupart des gens sont heureux dans la mesure
où ils ont décidé de l'être. »

-- Abraham LINCOLN

Toute la question est là? Qu'avez-vous décidé pour l'année 2011, pour cette décennie qui débute, pour le reste de votre vie?

Suite à ce choix, que faire?
  1. Établir un plan de vie telle une carte routière pour se rendre à destination. Vous ne partiriez pas en vacances sans l'avoir d'abord planifié, alors pourquoi ne pas faire de même pour le reste de votre vie.

    Un plan de vie laisse de la place pour des imprévus et des surprises, mais il établit et priorise les choses essentielles pour notre bonheur, notre réussite, notre réalisation.

    Il y a des choses qui sont négociables, d'autres non. Comme dans un voyage, on peut changer le plan de vol pour s'y rendre, mais pas la destination.

    Un formateur de renom disait toujours : « tu écris les choses qui te tiennent à coeur à l'encre indélébile et tu écris la date au crayon de plomb. »

    Un plan de vie se compose de plusieurs volets. C'est en fait tout le fondement de ma philosophie du BRAS de la vie. Les quatre piliers (Bonheur, Richesse, Amour et Santé) apportent les dimensions essentielles et complémentaires à une vie épanouie et réussie.

  2. Se faire une carte de valeurs. Une liste des valeurs qui sont importantes pour vous et que, sans elles, votre vie serait un moins, alors qu'avec elle, votre vie prend tout son sens.

  3. Se choisir un entourage qui partage votre plan de vie et votre carte de valeurs. Ici, on pense au choix de notre carrière qui devra, pour nous combler, respecter notre plan de vie et nos valeurs. Sinon, c'est l'impasse.

    C'est aussi la sélection de nos amis, de nos proches, ceux et celles avec qui nous voulons vivre l'aventure qu'est notre vie. Il y a aussi la personne de notre vie avec qui nous voulons investir. Cette personne devra avoir des valeurs et un plan de vie qui s'amalgame bien avec la nôtre.

    Cela explique en partie pourquoi certaines personnes se laissent après un certain temps, lorsque le plan de vie ou les valeurs de chacun s'éloignent et que les deux personnes ne se rejoignent plus.

  4. Devenir comme du jus d'orange, c'est à dire concentré. Aucun athlète ne parvient au sommet sans la concentration, la visualisation et la détermination.

    Tout le reste n'est qu'excuse. Je dis souvent à quelqu'un si tu veux quelque chose avec assez d'intensité et que ton rêve est plus grand que tes obstacles alors focuse dessus et obtient-le, coûte que coûte!

    Connaissez-vous Agathocle de Syracuse? De lui vient une célèbre histoire de courage et de détermination. Ce conquérant du IVe siècle avant Jésus-Christ décida un bon matin, comme ça, d'attaquer Carthage en Afrique du Nord, après y avoir débarqué troupes et vivres, il donna l'ordre de brûler ses vaisseaux. Puis il harangua ses troupes en ces termes : nous voici devant un seul choix celui de vaincre ou celui de mourir, aucune autre issue n'est envisageable, alors la victoire est devant nous. N'ayant pas d'autre choix les troupes prirent d'assaut la ville et gagnèrent le combat.
Toutes ces étapes partent d'une source unique : vous. Ce sont votre plan de vie, votre carte de valeurs, votre entourage, votre concentration, votre détermination.

C'est votre bonheur après tout!

Sylvain

P.-S. Si vous aimez, laissez-moi un commentaire ici, c'est ma rétribution :)

samedi 15 janvier 2011

J'ai été diagnostiqué

Bonjour à vous,

Je viens d'en apprendre une, j'ai été diagnostiqué enfin. Je cherchais depuis quelque temps en colligeant les symptômes, les manifestations quotidiennes, les répercussions émotives, les changements d'humeur, etc.

C'est une pathologie assez répandue, quoique peu identifiée par ceux qu'ils l'ont. C'est un état incurable, mais qui a tendance à s'atténuer avec le temps. Aucune médication n'est nécessaire, car cela ne ferait qu'affecter les capacités mentales et rien d'autre.

Je parle ici d'épistémophilie qui est un plaisir morbide à acquérir des connaissances. Depuis toujours, tout ou presque m'intéresse. Je peux parler de n'importe quoi avec les gens et si je ne connais pas beaucoup le sujet alors je pose des questions et ainsi j'apprends encore et encore.

À l'école, je me souviens que j'aimais apprendre dans tous les domaines de la vie, les sciences me fascinaient; le français, l'histoire et la géographie piquaient ma curiosité insatiable.

Je ne comprenais pas pourquoi certaines gens trouvaient la vie plate et moche, alors qu'il y avait tant à apprendre et à découvrir sur soi et hors de soi. Puis, Internet arrive et il nous apporte le monde que dis-je l'univers dans notre maison quelle merveilleuse création du génie humain.

Je vous souhaite d'attraper cette maladie et si vous en mourez alors vous en aurez été comblé auparavant!

Sylvain

P.-S. Je sais que certains d'entre vous en sont atteints, car vous laissez des traces sur votre passage. :)